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Mashteuiatsh au Grand cercle économique des Premiers peuples et du Québec

Place publique, ICI Première
Rattrapage du vendredi 26 novembre 2021

Mashteuiatsh au Grand cercle économique des Premiers peuples et du Québec

Gilbert Dominique déçu par la courte présence de François Legault au Grand cercle économique

Gilbert Dominique assis dans un fauteuil lors d'un panel de discussion.
Le chef Gilbert Dominique de la communauté Pekuakamiulnuatsh Takuhikan a insisté sur la protection du territoire et l'accès aux ressources naturelles.PHOTO : Radio-Canada / Delphine Jung
Place publique, ICI Première
Place publiquePublié le 27 novembre 2021

De retour du Grand cercle économique des peuples autochtones et du Québec qui se déroulait à Montréal, le chef de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, dit être resté sur son appétit.

S'il soulève la présence de nombreux entrepreneurs et de la société civile à ce sommet économique des Premières Nations, Gilbert Dominique trouve que la question des droits et redevances sur l'exploitation des ressources naturelles n'a pas avancé depuis le premier sommet tenu à Mashteuiatsh en 2006.

Si on veut aspirer à avoir une économie durable, inévitablement il faut convenir avec le Québec d’une formule de partage du territoire, particulièrement des ressources naturelles, a-t-il d’abord lancé lors d’une entrevue accordée dans le cadre de l’émission Place publique.

Selon un communiqué du gouvernement du Québec, les deux jours d'échanges ont démontré des possibilités de développement en matière d'entrepreneuriat, d'emploi et d'innovation, entre autres.

Pour Gilbert Dominique, le développement des communautés passe par un financement adéquat. Pouvoir bénéficier des retombées des ressources naturelles pour entamer notre développement économique, générer des emplois, bien entendu, dans nos communautés et sur le plan régional et bien entendu avoir des fonds autonomes comme tout gouvernement [...] pour desservir notre population en fonction des enjeux qui sont importants, a-t-il poursuivi.

Le chef innu déplore aussi la visite éclair du premier ministre du Québe, François Legault, qui a été perçue comme un manque de respect envers les peuples autochtones. Le premier ministre, après une annonce, a accordé un entretien de 15 minutes aux différents chefs présents.

Quand on ne prend pas le temps d’échanger, d’écouter, de tenter de comprendre, inévitablement ça nous laisse sur notre appétit. Donc, on part avec un goût d’amertume immense. On n’a pas eu l’occasion concrètement de discuter de nation à nation avec le plus haut dirigeant du gouvernement du Québec, a-t-il dénoncé.

Par communiqué, les Chefs des communautés de la Nation Innue ont dit être restés perplexes face aux réponses du premier ministre aux trois questions préautorisées qu’ils ont pu lui poser.

De son côté, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, croit qu’au total des deux jours, les échanges auront été bénéfiques. Le Grand cercle économique des peuples autochtones et du Québec marquera un moment décisif dans l'histoire des relations entre notre nation et les nations autochtones. Le gouvernement du Québec est à présent pleinement disposé à inclure les communautés autochtones dans l'ensemble de ses grands projets économiques, ce qui ne peut que créer davantage de bénéfices pour tous les citoyens du Québec, a-t-il partagé.

Francis Verreault-Paul en appui au comité hockey

Par ailleurs, l'ex-hockeyeur de Mashteuiatsh, Francis Verreault-Paul a été nommé consultant dans le comité de développement du hockey du gouvernement Legault. Celui qui a été capitaine des Saguenéens de Chicoutimi ne fait pas partie des membres du comité mais il sera appelé comme une personne-ressource pour aiguiller la nouvelle organisation sur les enjeux des Premières nations. François Legault avait été critiqué lors de la création du comité, car aucun représentant des communautés autochtones n’était présent. Un autre ancien joueur des Saguenéens, Napessis André, avait critiqué l’omission.