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Sans-abris à Chicoutimi  :  des commerçants craignent de perdre des client

Place publique, ICI Première
Rattrapage du mardi 16 novembre 2021

Sans-abris à Chicoutimi  :  des commerçants craignent de perdre des client

Sans-abri à Chicoutimi : un commerçant persuadé que les solutions annoncées seront utiles

Le centre-ville de Chicoutimi avec la rue Racine. Au premier plan, l'édifice de Promotion Saguenay et derrière le Manoir Champlain.
Le centre-ville de Chicoutimi avec la rue Racine. Au premier plan, l'édifice de Promotion Saguenay et derrière le Manoir Champlain.PHOTO : Radio-Canada / Gilles Munger
Place publique, ICI Première
Place publiquePublié le 17 novembre 2021

Le propriétaire de la boutique S3 sur la rue Racine, Charles Maltais, a bon espoir que de récentes annonces amélioreront la qualité de vie des personnes en situation d'itinérance au centre-ville de Chicoutimi.

L'homme d'affaires dit avoir constaté depuis le début de la pandémie que ces personnes sont plus visibles de façon quotidienne. Son commerce a même dû parfois en faire expulser qui se trouvaient dans des locaux de l’entreprise à l’arrière de l’immeuble.

Toutefois, Charles Maltais pense à ce que vivent ces personnes et comment la situation ira en s'améliorant prochainement. C’est sûr qu’ils vont avoir beaucoup plus de places et il y aura aussi un nouveau centre de santé mentale dans l’ancienne prison de Chicoutimi qui va se développer. À tout le moins, ça va être beaucoup plus facile pour eux d’avoir accès à des services que présentement. Je sais que la Maison d’accueil pour sans-abri actuelle, c’est bien, mais c’est beaucoup, beaucoup trop petit, surtout avec la pandémie et quand il a fallu qu’ils fassent de la distanciation, ça a éliminé énormément de places. C’est sûr qu’en ayant des nouvelles installations et en investissant des nouveaux sous dans ça, c’est sûr que ça devrait aider grandement, a-t-il exposé lors de l’émission Place publique mardi.

En effet, la Maison d’accueil pour sans-abris de Chicoutimi déménagera au couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement, ce qui permettra d'augmenter l'offre d'accueil avec l'aménagement de 35 logements sociaux, dont 31 chambres individuelles et des espaces de débordement. Vendredi dernier, son directeur général, Michel St-Gelais, reconnaissait qu’il était en débordement prononcé.

Quant à l’ancienne prison, sur la rue Price, elle sera démolie en partie pour ériger un centre de crise pour les personnes qui font face à des défis d'ordre psychologique ou social.

Un homme dans un bureau avec plusieurs dossiers.

Le directeur général de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi, Michel St-Gelais, admet que le centre est en situation de débordement.

Radio-Canada / Roby St-Gelais

Là pour y rester

La boutique spécialisée dans la vente d’équipements et de vêtements de sports de planches est installée sur la rue Racine depuis 10 ans. Selon Charles Maltais, il s’agit d’un secteur commercial encore très attirant. On est au centre-ville pour rester, a-t-il assuré.

Il dit être en contact avec d’autres commerçants qui constatent la même problématique. Ça se parle effectivement, j’étais encore hier en communication avec l’Association des centres-villes [de Chicoutimi], puis on discutait du problème un petit peu. Eux aussi, ils font beaucoup de pressions au niveau des autorités municipales et policières pour essayer aussi de trouver des solutions, mais ce n’est pas facile. C’est un peu comme n’importe quoi, il faut que ces gens-là veuillent s’aider en premier avant que les autres s’organisent. Les travailleurs de rue sont encore passés me parler la semaine dernière au magasin, a-t-il continué pour illustrer la collaboration entre tous les acteurs du milieu.

Ce plus grand nombre de bénéficiaires à la Maison d'Accueil pour sans-abri a amené une cohabitation difficile, comme peut l’illustrer le fait qu’un d’entre eux a été assassiné à la mi-octobre. Le présumé auteur était aussi une personne en situation d’itinérance. En septembre, une autre personne s’était donné la mort en se mettant en feu devant les policiers.