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Place publique, ICI Première
Place publique, ICI Première
Rattrapage du lundi 21 juin 2021

L’activité physique au sein des communautés autochtones

David Gill motive les communautés autochtones à bouger

Publié le 22 juin 2021
Deux jeunes filles montent un mur en filet.
Le Défi des ancêtres parcourt les communautés autochtones.PHOTO : Défi des ancêtres

L'ancien athlète membre de l'équipe nationale d'athlétisme originaire de Mashteuiatsh, David Gill, multiplie les initiatives pour faire bouger les communautés autochtones.

Il motive présentement plus de 700 personnes dans un processus devant les mener à courir leur premier 5 kilomètres. Le programme Ushket 5 km présente une progression en 65 entraînements répartis sur 13 semaines.

Cette initiative à une clientèle adulte. David Gill n'aime pas entendre des gens dire que la course à pied n'est pas pour eux, sans jamais avoir tenté l'expérience de façon graduelle. Les raisons que les gens me donnent, soit qu'ils sont trop vieux, trop gros, trop blessés, en réalité ce n'est pas des vraies raisons. La raison pour laquelle tu peux dire que la course à pied ce n'est pas pour toi si tu as réellement essayé d'une manière très, très très intelligente, a-t-il raconté au micro de Julie Larouche lors de l'émission Place publique lundi.

Une des particularités de ce programme d'entraînement est la communauté qu'il crée. Les participants doivent absolument publier les résultats de leur entraînement dans un groupe Facebook en plus d'encourager les autres. Ce groupe regorge en effets de messages où les gens affichent fièrement leur progression et s'enouragent en motivant les autres à faire de même.

David Gill a aussi mis sur pied le Défi des ancêtres. Il s'agit d'un parcours du type de ceux présentés à la télévision dans l'émission Ninja Warrior. L'équipement est transporté par camion et peut être installé directement dans les cours d'école. Il y a des compétitions interscolaires ou interbandes chez les Premières Nations, mais ça demande aux jeunes de se déplacer à l'extérieur de leur communauté. Donc, inévitablement dans ces cas-là, les communautés envoient seulement leurs athlètes, leur élite. Alors, que le Défi des ancêtres lui se déplace dans la cour d'école et fait bouger 100 % des jeunes, a-t-il poursuivi.

Finalement, le Défi du renard motive les jeunes à d'abord marcher, courir ou parcourir en raquettes deux kilomètres. Il reçoit alors la médaille du renard. Il peut alors motiver les membres de sa famille à en faire de même pour ensuite lui tenter d'obtenir la médaille du porc-épic à 4km. La progression se poursuit ainsi jusqu'à 6, 8 ou même 10 kilomètres. Là il y a des changements dans nos habitudes de vie qui doivent s'opérer, qu'on le veuille ou non. Par exemple, je vais mieux dormir la veille, je vais essayer de bien manger cette semaine, si je consommais, bien je ne consommerai pas parce que là je veux aller marcher mon 10 km ou bien je vais commencer un programme d'entraînement pour mon prochain objectif, a-t-il enchaîné à propose des effets collatéraux sur les bonnes habitudes de vie.