Le gouvernement de l'Alberta a dévoilé sa politique sur l'identité de genre qui prévoit, entre autres, que le consentement parental sera désormais exigé pour changer de prénom et de pronoms à l'école en Alberta. Les opérations chirurgicales de transition seront interdites aux Albertains de moins de 18 ans, et les thérapies hormonales aux moins de 16 ans, à l'exception des adolescents qui sont déjà en cours de traitement. Pour les mineurs de 16 à 17 ans qui souhaitent commencer des thérapies hormonales, le consentement des parents et d'un psychologue sera obligatoire. Hélène Frohard-Dourlent, sociologue et membre de l'équipe de direction des Initiatives institutionnelles du Bureau de l'équité et de l'inclusion à UBC, discute de cette annonce.
Cette annonce est très décevante. Ce n’est pas la première fois qu’on voit une province qui fait des efforts pour limiter l’accès à des soins essentiels pour les jeunes personnes trans. C’est très inquiétant de voir que ça se propage à travers le pays
, réagit Hélène Frohard-Dourlent.
Ce qui m’inquiète le plus c’est que c’est une politique complètement en contradiction avec les bonnes pratiques qui existe dans le domaine de la médecine et de la psychologie, des bonnes pratiques qui ont été validées par de nombreuses études au fil du temps. Ça fait se poser des questions sur le rôle de la politique de s’immiscer dans des questions qui devraient vraiment être guidées et gérées par les experts en la matière
, continue-t-elle.
