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« Je ne regrette pas » : une ancienne bénéficiaire de banque alimentaire témoigne

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 2 décembre 2022

« Je ne regrette pas » : une ancienne bénéficiaire de banque alimentaire témoigne

Reportage de Julie Landry : ne plus avoir besoin des banques alimentaires

Un chariot de supermarché dans une allée d'épicerie.
Aller dans les banques alimentaires est une solution que certaines personnes n'osent pas envisager à cause de la stigmatisation.PHOTO : getty images/istockphoto / Aleksandr_Vorobev
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 2 décembre 2022

De nombreuses personnes qui auraient besoin de l'aide des banques alimentaires hésitent à franchir le pas, soit par honte, soit par peur de prendre la place de quelqu'un qui serait dans une situation encore plus précaire. Myriam, une mère de famille qui a eu recours aux banques alimentaires pendant une certaine période, raconte son histoire pour aider d'autres personnes à accepter de l'aide.

De nombreuses personnes qui auraient besoin de l’aide des banques alimentaires hésitent à franchir le pas, soit par honte, soit par peur de prendre la place de quelqu’un qui serait dans une situation encore plus précaire. Myriam, une mère de famille qui a eu recours aux banques alimentaires pendant une certaine période, raconte son histoire pour aider d’autres personnes à accepter de l’aide.

Ça m’a vraiment permis de sortir la tête de l’eau, dans une période qui était assez compliquée pour moi, se rappelle celle qui préfère ne donner que son prénom, par peur que ses enfants soient victimes de stigmatisation. Elle est reconnaissante envers la communauté qu’elle a réussi à construire autour d’elle grâce au réseau des centres communautaires et des banques alimentaires.

Aujourd’hui, la famille doit continuer à faire attention à toutes les dépenses, mais au moins, Myriam ne s’inquiète plus de savoir comment elle va remplir son chariot d’épicerie. Elle est fière de pouvoir donner de son temps aux centres communautaires qui l’ont aidée.

Je me sens utile maintenant. Je vois des personnes qui sont dans la situation où moi j’étais il y a quelques années et j’espère qu’elles aussi elles feront leur chemin.

Maxime Barbier, ancien codirecteur de l’organisme La Boussole ayant souvent participé aux distributions de nourriture, est impressionné par ceux qui ont pu trouver les ressources en elles pour s’en sortir. Je suis admiratif de ces personnes qui ont eu un besoin à un moment donné, qui s’en sont rendu compte, qui ont fait preuve d’humilité et qui sont allées demander de l’aide, livre-t-il.