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Efforts pour revitaliser la langue mitchif

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 30 septembre 2022

Efforts pour revitaliser la langue mitchif

Entrevue avec Normand Fleury : efforts pour revitaliser la langue Mitchif

Normand Fleury devant le Western Development Museum de Saskatoon.
Normand Fleury estime que ces journées de la culture métisse sont une occasion pour que les Métis puissent raconter eux-mêmes l'histoire de leur peuple. PHOTO : Radio-Canada
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 30 septembre 2022

Le mot mitchif désigne les Métis eux-mêmes. Mitchif est aussi le nom que l'on donne à une des langues parlées des métis. Il signifie « de sang mêlé ». C'est une langue à base de français, de cri et d'ojibwé comme le précise Norman Fleury, un aîné de la Nation métis de la Saskatchewan qui enseigne à l'Université de la Saskatchewan.

« La langue a été faite avec deux nations. Le Cree et le français. Les noms et la grammaire associée sont en français et les verbes et la grammaire associée sont en cri. On a aussi des mots anglais parce que quand on allait faire des achats à la Baie d’Hudson, c’était principalement en anglais. Aussi le Ojibwé ou le sauteux eux ils ont leur langue algonquin mais on se comprend. »

La langue mitchif est maintenant menacée. On ne compte qu'un peu plus de 1000 locuteurs au Canada. Norman Fleury affirme que lorsqu’une langue s’éteint, les pertes vont au-delà des mots.

« On perd notre histoire, nos légendes, nos chansons, notre musique, l’histoire de nos drapeaux, nos chansons de voyageurs, de noces, de guerres ou de célébrations. »

— Une citation de  Norman Fleury aîné de la Nation métis de la Saskatchewan

De grands efforts sont faits pour revitaliser la langue mitchif. En 2013, Norman Fleury a d’ailleurs publié le premier dictionnaire mitchif qui comprend 11 500 mots et plus 500 phrases traduites. Il existe de plus en plus de programmes du préscolaire jusqu’à l’université où l'on enseigne le mitchif. Norman Fleury voit l’avenir d’un bon œil.

« Je suis encouragé à parler et garder la langue. C’est ma passion. Ma petite fille de quatre ans va à l’école à Saskatoon et elle apprend le mitchif. Mais c’est plus qu’une langue. C’est une langue qui a de l’honneur et de la spiritualité. Ces petits-enfants qui apprennent la langue, ça veut dire que la langue a encore de la vie. Parler pour survivre. »