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Rencontre avec Michelle O’Bonsawin, première femme autochtone à la Cour Suprême du Canada

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 30 septembre 2022

Rencontre avec Michelle O’Bonsawin, première femme autochtone à la Cour Suprême du Canada

Entrevue avec Michelle O'Bonsawin : première juge autochtone à la Cour suprême

Michelle O'Bonsawin devant un comité parlementaire à Ottawa.
La juge Michelle O'Bonsawin sera la première Autochtone à siéger à la Cour suprême du Canada.PHOTO : La Presse canadienne / Justin Tang
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 30 septembre 2022

Depuis le 1er septembre dernier, Michelle O'Bonsawin, abénakise de la Première nation d'Odanak et Franco-Ontarienne, siège à la Cour suprême du Canada. Une nomination historique puisqu'elle est la première Autochtone à se joindre à la plus haute instance juridique au pays. Un rôle qu'elle reçoit avec fierté.

« Je me sens tellement choyée. En tant que fille d’un petit village franco-ontarien du nord de l'Ontario, je pensais que ça ne pourrait jamais arriver. C’est surréel. Je me remplie de fierté d’être la première juge abénaquise qui siège à la Cour suprême et j’espère faire de mon mieux pour représenter mon peuple de façon positive. »

Pendant six ans, la Commission Vérité et Réconciliation a documenté l’expérience des survivants des pensionnats autochtones du Canada, dont le dernier a fermé ses portes en 1996. La Commission a publié son rapport final en 2015, lequel comprenait 94 appels à l’action dont plusieurs concernaient le système de justice, comme le rappelle Michelle O’bonsawin.

« Les changements de notre système commencent par l’éducation dans les écoles de droits pour connaître les droits des Autochtones. Aussi, depuis que je suis nommée juge à la Cour suprême, je me donne le devoir d'éduquer mes collègues aux droits autochtones, surtout concernant le principe Gladue pour les juges qui vont prononcer des peines envers les Autochtones. Je crois que l’éducation a toujours été la clé. »

Michelle O’Bonsawin estime que sa nomination est un pas vers la réconciliation et que la réconciliation est la responsabilité de tous. Elle encourage tous les Canadiens « à lire le sommaire exécutif de la commission de vérité et réconciliation de l’honorable Murray Sinclair parce que ça explique bien l'impact des pensionnats pour Autochtones sur nos cultures et les langues et les conséquences néfastes du traumatisme intergénérationnel. »