•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Entrevue avec Adrian Burke : la recherche de tombes non marquées se poursuit

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du mardi 24 mai 2022

Entrevue avec Adrian Burke : la recherche de tombes non marquées se poursuit

Pensionnats pour Autochtones : comment fouiller les sépultures non marquées?

p1200889
pensionnat fouilles Lebret Saskatchewan etePHOTO : Radio-Canada / Rob Kruk
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 24 mai 2022

Lundi, la Nation Tk'emlúps te Secwépemc s'est recueillie un an après la découverte des plus de 200 sépultures non marquées d'enfants autochtones près de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops. Une découverte rendue possible par des techniques de fouilles archéologiques. Adrian Burke, archéologue au département d'anthropologie de l'Université de Montréal, membre du groupe de travail de l'Association canadienne d'archéologie sur les sépultures non marquées, explique comment fonctionnent ces fouilles.

Il n'y a pas beaucoup d'archéologues au Canada qui ont de l'expérience dans ce genre de situations [...] qui sont très difficiles, admet-il.

Même si son groupe de travail inclut des archéologues qui ont déjà fait du terrain, Adrian Burke doit se rendre pour la première fois cet été sur un des sites de fouilles près d’un ancien pensionnat pour Autochtones.

On essaye de se préparer, mais je vous avoue que je ne sais pas trop comment je vais vivre ça.

Adrian Burke explique que les archéologues ont une longue tradition de collaboration avec les Premières Nations en ce qui concerne les fouilles archéologiques, mais pas avec les sépultures.

La semaine dernière, la Nation Tk'emlúps te Secwépemc a annoncé une deuxième campagne de fouilles près de l’ancien pensionnat de Kamloops. Ils vont faire un peu plus de relevés géoradar pour tenter d’identifier plus de sépultures non marquées, je pense qu’il y en a d'autres, puis ils vont entamer la récupération des restes humains, note Adrian Burke.

Il reconnaît que le processus est long et compliqué, notamment dans l’exhumation des restes humains. On essaye dans la mesure du possible de former des Autochtones pour qu’ils nous accompagnent dans les fouilles, dit-il.