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DIscussion : sommes-nous prêts à faire face à la suite de la pandémie?

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 13 mai 2022

DIscussion : sommes-nous prêts à faire face à la suite de la pandémie?

Sans mesure sanitaire, comment aborder la suite de la pandémie?

Une jeune femme retire son masque sanitaire.
Le port du masque n’est plus obligatoire dans toutes les provinces canadiennes.PHOTO : Radio-Canada / Ben Nelms
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 13 mai 2022

Alors que le Canada a dépassé jeudi le seuil des 40 000 victimes de la pandémie de COVID-19, celle-ci continue de sévir même si quasiment toutes les mesures sanitaires sont levées au pays et que les autorités sanitaires ont revu à la baisse leur stratégie de communication. Dans ce contexte, comment se comporter et agir dans cette nouvelle phase de la pandémie?

Nimâ Machouf, consultante en épidémiologie des maladies infectieuses et chargée de cours à l'école de santé publique de l'Université de Montréal et Brian Conway, directeur médical au Centre des maladies infectieuses de Vancouver, apportent des éléments de réponse au micro de l’animatrice Marie Villeneuve.

Les 40 000 victimes de la COVID-19 au Canada prouvent à Nimâ Machouf que l’on devait déployer des mesures drastiques pour essayer d’arrêter la maladie. Pour Brian Conway, ce sont des morts que l’on doit reconnaître et en faire le deuil collectif en tant que société. [...] C’est comme une guerre, c’est quelque chose qu’il faut vivre ensemble en société.

« Pour honorer ces décès, il faut réaliser que l’on vit avec la COVID-19 et qu’il faut prendre ses responsabilités pour que ces chiffres augmentent le moins possible. »

— Une citation de  Brian Conway, directeur médical au Centre des maladies infectieuses de Vancouver

Le Dr Conway reconnaît cependant que « les mesures sanitaires ont fait leur temps. » Ces mesures ont, selon lui, eu des effets indésirables sur la crise des opioïdes, l’éducation et la vie des personnes âgées. On ne peut plus faire ça, dit-il.

On est rendu dans une phase où il faut penser à du long terme, explique quant à elle Nimâ Machouf. Les mesures ne peuvent pas être restrictives puisqu’il faut que les gens continuent à vivre.

« Le gros legs de la COVID sera la purification de l’air. Ça, c’est une responsabilité qui doit être prise par le gouvernement, pas seulement par les individus. »

— Une citation de  Nimâ Machouf, consultante en épidémiologie des maladies infectieuses et chargée de cours à l'école de santé publique de l'Université de Montréal

Brian Conway ne se soucie pas de la baisse de communication du gouvernement de la Colombie-Britannique en matière de santé. Connaître le nombre de cas sur une base quotidienne ne va pas changer ce que l’on va faire en tant que société. [...] Dans tous les cas on a besoin d’être vacciné et de rester à la maison si l’on a des symptômes.