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Santé Canada autorise l’utilisation de drogues psychédéliques pour des thérapies

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 20 janvier 2022

Santé Canada autorise l’utilisation de drogues psychédéliques pour des thérapies

Santé Canada autorise l’utilisation de drogues psychédéliques pour des thérapies

Un gros plan d'une variété de champignons hallucinogènes, dans les mains de Dana Larsen, homme d’affaires et militant pro-marijuana.
Une variété de champignons hallucinogènesPHOTO : Radio-Canada / Camille Vernet
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 20 janvier 2022

Sans grande annonce, Santé Canada a autorisé en début d'année l'utilisation de drogues psychédéliques pour des thérapies. LSD, MDMA, kétamine ou psilocybine (champignons hallucinogènes), les médecins canadiens peuvent désormais prescrire ces drogues à leurs patients pour traiter des problèmes de santé mentale.

Pour Jean-Sébastien Fallu, professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, cette approbation vient valider des années de recherche.

C’est considéré par certains comme l’évolution la plus significative dans le traitement de la santé mentale depuis l'invention la psychothérapie.

La prescription de ces substances reste compliquée pour les médecins qui doivent demander l’autorisation à Santé Canada pour chaque patient, tenir un registre des dosages et justifier leur prescription à l’aide de publications scientifiques.

C’est fastidieux et lourd, ce n’est pas tous les médecins qui vont s’engager sur cette voie-là, note Jean-Sébastien Fallu.

Malgré une acceptabilité sociale et professionnelle assez limitée, ces drogues psychédéliques ont prouvé leur efficacité dans le traitement de la dépression, de l’anxiété, du syndrome de stress post-traumatique ou de la dépendance accrue à ces mêmes substances.

Il n’y a pas énormément de gens qui ont été formés à ça. Ça rend des médecins qui s’y sont intéressés par eux-mêmes. Ça commence, mais c’est très embryonnaire, rappelle le professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal.