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Décider en 30 jours de l'exploitation des forêts anciennes

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 5 novembre 2021

Décider en 30 jours de l'exploitation des forêts anciennes

Le poids des Premières Nations sur le moratoire pour la protection des forêts anciennes

Les arbres et arbustes d'un jardin forestier aménagé sur le site d'un ancien village autochtone a survécu pendant 150 ans à l'invasion de la forêt de conifère qui l'entoure.
Le site d’un ancien village la Première Nation Ts’msyen où l’on voit le contraste entre le couvert végétal d'un jardin forestier et celui de la forêt de conifères en périphérie. PHOTO : S. Carroll
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 5 novembre 2021

Dans sa volonté de suspendre l'exploitation de 2,6 millions d'hectares de forêts anciennes, la Colombie-Britannique a donné 30 jours aux communautés autochtones concernées pour décider d'accepter ou non son offre.
Ryan Beaton, avocat spécialisé en droit autochtone chez Juristes Power, revient sur la signification juridique de ce geste.

Le gouvernement provincial a des obligations de consulter les Premières Nations pour prendre ces décisions. C’est clair que la province a décidé du point de vue stratégique que ce serait bien de faire la démarche publiquement. Mais l'annonce n'indique pas que la province soit allée au-delà de ses obligations constitutionnelles de consulter les Premières Nations, précise Ryan Beaton qui ne voit pas dans cette décision de véritable avancée en matière des droits autochtones.

L’avocat spécialisé en droit autochtone y voit même une façon pour la province de faire porter aux Premières Nations une bonne partie du poids de la décision.

C’est aussi difficile de ne pas voir un côté négatif ou cynique, c'est-à-dire que le gouvernement veut mettre un peu de la responsabilité de la pression qu’il ressent sur les épaules des autres, notamment sur les Premières Nations qui défendent l'exploitation forestière pour des revenus, pour des emplois. Si on leur offre la chance d’appuyer un moratoire, la question c’est de savoir comment remplacer cette source de revenus. Mais ici, on met un peu la responsabilité sur les épaules des Premières Nations sans leur indiquer comment elles vont pouvoir gérer cette situation, explique Ryan Beaton.