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Quelle approche doivent avoir les écoles face aux livres jugés néfastes ?

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du mardi 7 septembre 2021

Quelle approche doivent avoir les écoles face aux livres jugés néfastes ?

Éducation autochtone : savoir évaluer la pertinence des ressources scolaires

Tableau du peintre canadien Frederick Sproston Challener, en 1956. Il représente l'explorateur Étienne Brûlé entourés d'Autochtones torses nus.
Un tableau du peintre canadien Frederick Sproston Challener (1956) représentant l’explorateur Étienne Brûlé, premier Français à avoir cohabité avec les Autochtones, sert d’illustration en page couverture du tome deux des romans de Jean-Claude Larocque. PHOTO : Frederick Sproston Challener/Collection d’œuvres d’art du gouvernement de l’Ontario.
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 7 septembre 2021

Des écoles d'un conseil scolaire francophone de l'Ontario ont détruit 5 000 livres jugés néfastes envers les Autochtones, dont des albums de Tintin et Astérix. Une grande épuration littéraire qui n'est pas la façon de faire préconisée ici, comme l'explique Diane Campeau, directrice de l'éducation autochtone au Conseil scolaire francophone (CSF).

Depuis trois ans, nous donnons des formations au personnel enseignant, au personnel des bibliothèques sur comment évaluer une ressource. On a fait aussi beaucoup de ménage il y a trois ans, entre autres avec la conseillère pédagogique en éducation autochtone Murielle Cayouette qui travaillait avec moi. On faisait la tournée des écoles et on a éliminé en effet certaines ressources, même si on ne l’a pas fait de façon aussi spectaculaire, indique Diane Campeau pour qui l'important est toutefois d’avoir favorisé le développement d’un esprit critique chez les enseignants et le personnel des bibliothèques envers des documents souvent datés.

Selon la directrice de l'éducation autochtone au CSF, il ne suffit pas de faire disparaître des ressources pour éliminer toute référence inappropriée envers les Autochtones et favoriser la compréhension des Premiers Peuples.

Il faut que les gens sachent par quoi on va les remplacer, comment on les remplace et pourquoi on les remplace, indique Diane Campeau qui insiste sur le besoin de formations pour permettre au personnel des écoles de juger de la pertinence des ressources et documents qui font référence à l’image et aux cultures autochtones.