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Phare Ouest, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 22 juillet 2021

La réforme de la Loi sur les langues officielles va-t-elle assez loin?

La réforme de la Loi sur les langues officielles va-t-elle assez loin ?

Publié le 22 juillet 2021
Mme Simon parle dans un micro installé devant des drapeaux du Canada.
La nouvelle gouverneure générale, Mary Simon, ne parle pas français. PHOTO : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Un mois après le dépôt du projet de loi C-32 visant à moderniser la Loi sur les langues officielles, certains observateurs estiment que des modifications importantes manquent à l'appel. L'un d'entre eux, Rémi Léger, professeur de sciences politiques à l'Université Simon Fraser à Vancouver, donne son avis.

On souffle du froid et du chaud. Il y a certainement de bonnes choses, mais il reste des enjeux majeurs. J’aimerais que les révisions soient les bonnes et aient un impact réel, avance l’universitaire.

Un enjeu qui persiste depuis les années 1980 concerne la mise en œuvre de la loi, selon Rémi Léger. La responsabilité relève de deux ministères, Patrimoine canadien et le Conseil du trésor, qui se lancent la balle. On a créé une bête à deux têtes. C’est un problème structurel qu’il faut corriger en créant une seule agence centrale, plaide le politologue.

Le pouvoir du commissaire aux langues officielles est aussi sujet à débat. Pour l’instant, le commissaire peut taper sur des doigts et signaler que la loi n’a pas été respectée, mais c’est tout. On souhaitait que le commissaire puisse pénaliser financièrement les institutions, mais on n’est pas allé de l’avant avec cette proposition. Les sanctions restent symboliques et morales, regrette Rémi Léger.