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Squamish adopte un règlement qui interdit aux gens de dormir dans leur véhicule

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 28 mai 2021

Squamish adopte un règlement qui interdit aux gens de dormir dans leur véhicule

Comment interpréter l’interdiction de « camper » qu’imposent certaines villes?

Un véhicule récréatif stationné en pleine nuit dans un rue résidentielle du Grand Vancouver.
.PHOTO : Radio-Canada / Gian-Paolo Mendoza
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 28 mai 2021

Le district de Squamish vient d'adopter de nouveaux règlements pour limiter les zones où les véhicules récréatifs peuvent s'installer, ce qui constitue une menace directe au mode de vie de ceux qui n'ont pas d'autres endroits que leur véhicule où vivre. Retour sur un bras de fer entre des municipalités qui restreignent de plus en plus la possibilité de "camper" sur leur territoire et des personnes à qui le véhicule sert de résidence.

Il n’a jamais été légal de dormir dans son véhicule à Squamish, mais jusqu’à maintenant les autorités n’avaient jamais sévi et fait respecter le règlement, précise notre journaliste Dominique Lévesque.

Selon les autorités, ce sont les déchets et les matières souillées laissés dans les parcs et les écosystèmes par les campeurs récréatifs qui ont rendu nécessaire la promulgation de ces règlements.

Mais Squamish n’est pas la seule municipalité à agir dans ce domaine. Vancouver s'attaque elle aussi aux campements illégaux de véhicules récréatifs.

Marie-Hélène Bourret, auteure d'un Rapport concernant les francophones sans-abris (ou à risques de le devenir) du Grand Victoria (2017), n'est pas surprise par l’adoption de ce genre de règlement.

C’est un déjà-vu, c’est la continuité du pas dans ma cour. Ce qui me fatigue dans tout cela, c’est que c'est un espèce de règlement fourre-tout : ça inclut les camionnettes ou les vans, les tentes, les véhicules récréatifs… toute une clientèle différente qui est dans cette situation-là, s’étonne Marie-Hélène Bourret qui ne comprend pas que la seule solution qu’on propose à ces gens-là, c’est la répression.