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Phare Ouest, ICI Première.
Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 14 avril 2021

Cinq ans pour l'état d'urgence pour lutter contre la crise des opioïdes en C.-B.

Crise des surdoses : quel constat faire après cinq ans d’état d’urgence?

Publié le 14 avril 2021
Une femme tient une seringue.
Selon le service des coroners de la Colombie-Britannique, 55 décès liés à la toxicité des drogues illicites ont été enregistrés dans la région sanitaire du Fraser rien qu'en décembre 2020. PHOTO : Getty Images / urbazon

Cinq ans après avoir décrété l'état d'urgence sanitaire pour lutter contre la crise des opioïdes, la Colombie-Britannique est plus que jamais aux prises avec ce fléau, qui a fait plus de 7000 victimes dans la province depuis 2016.

En moyenne, cinq personnes meurent chaque jour d'une surdose dans la province. En 2020, le nombre de décès par surdose a fait un bond de 74 % par rapport à l’année précédente, rappelle la journaliste Dominique Lévesque.

Des voix s’élèvent pour réclamer des actions concrètes et immédiates, comme celles de l’organisme Moms STOP THE HARM, qui regroupe des parents qui ont perdu un enfant en raison d’une surdose ou qui ont un enfant en proie à une dépendance.

Marie-Ève Morin, médecin de famille en dépendances et santé mentale à la clinique médicale La Licorne à Montréal, dresse le même constat.

Avec la pandémie de COVID, ce qu’on voit c'est une régression : on retombe en crise des opioïdes comme il y a cinq ans, note le médecin, pour qui il faut peut-être revoir la priorité qu'on accorde à cette crise sanitaire ravageuse.

Je ne pense pas que tout est à refaire. Tout est à remettre en place en fait. On les connaît, les solutions, on les connaît, les pistes de travail dans lesquelles il faut investir. Il faut juste remettre en place les priorités si on veut éviter d’autres décès, conclut Marie-Ève Morin.