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Faire payer la mobilité à Vancouver : une fausse bonne idée?

Phare Ouest, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 6 novembre 2020

Faire payer la mobilité à Vancouver : une fausse bonne idée?

Vancouver  :  payer pour accéder au centre-ville en auto?

Le centre-ville de Vancouver illuminé à l'approche de la nuit avec d'immenses montagnes au loin.
Le centre-ville de VancouverPHOTO : Radio-Canada / Bradley Stewart
Phare Ouest, ICI Première.
Phare OuestPublié le 6 novembre 2020

Dans son plan d'action d'urgence climatique 2025-2030 dévoilé dernièrement, la Ville de Vancouver envisage de faire payer les véhicules qui voudront accéder à son centre-ville.
Gaétan Royer, urbaniste et fondateur de CityState Consulting, décortique l'idée qui peut sembler bonne à première vue.

L'idée d'attacher un prix à la mobilité, ce n’est pas une nouvelle idée. Ça fait 30 ans qu’on en parle à Vancouver, à Montréal, à Toronto..., précise d’entrée Gaétan Royer, qui remet plutôt en question les modèles sur lesquels s’appuie Vancouver pour justifier son choix.

Le rapport de la ville de Vancouver se sert de Londres, Stockholm, Singapour comme points de référence. Est-ce que Vancouver fait partie de ce groupe de villes spéciales si on se base sur la population, je dirais non. Si on pense aux obstacles naturels, les montagnes, les ponts, toutes les choses qui créent des bouchons, là ça commence à avoir un peu plus de "bon sens" comme solution, explique l’urbaniste.

Pour promouvoir l’idée de cette tarification de la mobilité à une population qui reste très pro-voiture, Gaétan Royer pense qu’il faudrait désormais parler davantage de l'impact de la congestion sur les piétons que sur les automobilistes.

Quoiqu’on puisse penser de cette stratégie, pour l’urbaniste, l'échéance de 2025 pour sa mise en œuvre reste très ambitieuse.