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Les adoptés internationaux, tiraillés entre leurs racines et leurs familles

Amandine Gay au micro de Pénélope.
La charge de la pédagogie raciale est souvent incomprise par les familles blanches, selon Amandine Gay. Comme « sur le racisme ordinaire et systémique. Les familles noires ont cette conversation lorsqu'un garçon noir devient adolescent, sur le contrôle par la police [...] et pour les préparer psychologiquement ».PHOTO : Radio-Canada / Jean-Baptiste Demouy
Pénélope McQuade anime Pénélope.
PénélopePublié le 23 août 2022

L'adoption internationale est une source de débats parfois agités. Pourtant, si on n'est pas confronté à cette réalité, se poser des questions quant au sort et au bien-être de ces personnes adoptées ne vient pas forcément de manière naturelle. L'autrice et réalisatrice Amandine Gay, elle-même adoptée, consacre le documentaire Une histoire à soi au vécu de ces gens. Elle y recueille des témoignages de personnes adoptées en France quant à leur façon de vivre leur vie avec des origines diverses.

Amandine Gay explique que la question raciale a longtemps été peu abordée dans la société française. Dans un contexte d'adoption, c’est pourtant une question cruciale, selon elle. De plus, ce à quoi sont confrontées les personnes racisées reste difficile à comprendre pour les personnes blanches.

L'autrice prend l’exemple de sa cousine, une femme blanche, qui n’a compris ce qu'elle vivait qu’au fil du temps, en lisant ses chroniques et autres écrits. Elle lui a confié : « J’ai grandi à côté de toi et je n’ai rien vu de ce que tu as vécu. »

« Si vous êtes une personne racisée dans un pays majoritairement blanc, vous allez vivre du racisme et des microagressions. »

— Une citation de  Amandine Gay

Amandine Gay travaille à sensibiliser la population, mais aussi les familles qui ont des enfants adoptés, quant à la charge parfois lourde à porter pour ces personnes. Par exemple, le fait de s’intéresser à ses origines ne veut pas dire « qu’on n’aime pas notre famille d’adoption ».

Elle s’intéresse donc au bien-être des gens issus de l’adoption, plus enclins aux problèmes de santé mentale, comme la dépendance ou la dépression.

La réalisatrice en parle comme d'un problème sociétal et souhaite rappeler que c’est avant tout la baisse des naissances dans les pays du nord qui a créé une demande pour l’adoption internationale.