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Confinement et crise climatique, avec François Delorme et Caroline Brouillette

Pénélope McQuade anime Pénélope.
Rattrapage du 27 mars 2020 : Vincent Graton et son fils, et la Nuit de la poésie

Confinement et crise climatique, avec François Delorme et Caroline Brouillette

Le confinement est-il réellement une bonne nouvelle pour le climat?

Trois citernes qui dégagent des nuages de fumée.
Usine de gaz naturel en AlbertaPHOTO : Getty Images
Pénélope McQuade anime Pénélope.
PénélopePublié le 27 mars 2020

Pandémie de la COVID-19 oblige, tout tourne au ralenti dans le monde, et la pollution baisse. Pour nos invités, si cela semble à première vue être une bonne nouvelle, il ne faut pas s'en réjouir pour autant, puisque la bonne nouvelle pourrait être de courte durée.

Au micro :

– François Delorme, chargé de cours à l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke et chercheur associé à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques
– Caroline Brouillette, chercheuse senior en changements climatiques à Équiterre

« En Chine, les émissions de GES avaient baissé de 25 %. Cela se produit malgré l’humain, et non pas grâce à l’humain. Ces réductions-là ne sont que temporaires. »

— Une citation de  Caroline Brouillette

« On redoute un effet de rattrapage une fois que la crise sera terminée, qui va être accéléré parce que les habitudes des gens vont reprendre et il y aura des plans de relance des gouvernements. »

— Une citation de  François Delorme

Pour un avenir meilleur

Caroline Brouillette et François Delorme soulignent que cette crise de la COVID-19, qui force de nombreux pays à ralentir leur activité économique, est l’occasion de réfléchir à un monde meilleur pour demain.

Caroline Brouillette estime qu’avec la mise en quarantaine du Québec, c’est le meilleur moment pour déclencher un stimulus vert, par exemple en soutenant l’agriculture locale ou en procédant à l’électrification des transports.

Pour François Delorme, lâcher les énergies fossiles est la priorité si on veut imaginer un avenir différent après la crise. « Mais les gouvernements n’envoient pas ce signal-là », regrette-t-il.

Des enseignements

Cependant, Caroline Brouillette et François Delorme reconnaissent que le grand enseignement de cette crise sanitaire est que les gouvernements ont été capables de réagir et d’agir très rapidement. Ce qui les rend optimistes quant à la capacité des autorités à agir vite face à la crise climatique.