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Une technique d’imagerie pour détecter les signes précurseurs de démence

Pas comme d'habitude.
Rattrapage du mercredi 25 août 2021

Une technique d’imagerie pour détecter les signes précurseurs de démence

Détecter la démence avant les premiers symptômes grâce à un ultrason

Illustration 3D d'un cerveau humain vue à travers une loupe.
Être capable de mesurer la vitesse du flux sanguin dans le cerveau pourrait permettre de détecter des signes précurseurs de démence. PHOTO : iStock
Pas comme d'habitude.
Pas comme d'habitudePublié le 26 août 2021

Une nouvelle technique d'imagerie médicale en cours de développement pourrait permettre de détecter les signes précurseurs de la démence. C'est ce qu'espère une équipe de chercheurs du Laboratoire d'ultrasons du professeur Jean Prévost de la Polytechnique de Montréal.

À chaque battement de cœur, les artères du cerveau se dilatent pour réduire la vitesse du flux sanguin pour ne pas endommager les capillaires. Très fragiles, ces petits vaisseaux sanguins ne peuvent pas faire circuler le sang à la même vitesse qu’il sort des artères.

En vieillissant, les artères perdent de leur élasticité et n’arrivent plus à contrôler le flux sanguin, endommageant au passage les capillaires, ce qui peut causer des pertes de mémoire. C’est comme ça qu’on montre qu’il y a un lien entre maladie cardiovasculaire et la démence, explique Chloé Bourquin, doctorante en génie biomédical à la Polytechnique de Montréal.

Portrait d'une femme.

Chloé Bourquin étudie comment une nouvelle technique d'imagerie par ultrasons pourrait être utilisée pour reconnaître des signes précurseurs de la démence dans le cerveau.

Gracieuseté

En injectant des microbulles d’air dans le sang, la microscopie de localisation ultrasonore permet de capter en image leur parcours dans les vaisseaux sanguins. Or, elle ne permet pas de calculer la vitesse du flux sanguin.

En testant sur des souris, l’équipe a découvert qu’en superposant des images dynamiques des microbulles en déplacement et en créant un algorithme, il est possible d’en mesurer leur vitesse, selon le vaisseau sanguin. C’est ce qu’elle a nommé la Microscopie de Localisation Ultrasonore Dynamique.

On a réussi à démontrer que notre méthode arrive bien à filmer le sang dans tout le cerveau et qu’on arrive bien à en tirer des variations de vitesse dans n’importe quel vaisseau sanguin du cerveau, ajoute la doctorante.