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Pas comme d'habitude, première.
Pas comme d'habitude, première.
Rattrapage du lundi 5 avril 2021

Avril, mois de sensibilisation à maladie de Parkinson

L'importance de parler de la maladie de Parkinson en temps de pandémie

Publié le 5 avril 2021
Un médecin tient la main d'une femme souffrant de la maladie de Parkinson.
Un médecin tient la main d'une femme souffrant de la maladie de Parkinson.PHOTO : getty images/istockphoto / Pornpak Khunatorn

Avril est le mois de sensibilisation à la maladie de Parkinson, une maladie qui touche plus de 100 000 Canadiens.

Pourquoi avril? Parce que le 11 avril est la date anniversaire de naissance du Dr James Parkinson, un médecin anglais qui a identifié en 1817, une affection alors appelée « paralysie agitante », renommée Maladie de Parkinson en son honneur.

La maladie de Parkinson ne se guérit pas mais la recherche progresse pour faciliter et prolonger la vie des malades.
Pour le Dr. Abbas Sadikot, neuro-chirurgien à l’Institut et l’hôpital neurologique de Montréal, il est important de sensibiliser la population à la maladie de Parkinson parce que le nombre de malades est appelé à augmenter avec le vieillissement de la population et pourra probablement doubler d’ici 10 à 20 ans.
C'est une maladie chronique neurodégénérative et il est important que les malades sachent que l’on peut vivre avec et que leur famille et leur entourage apprennent comment on peut gérer la maladie.

Des progrès dans le traitement de la maladie

Il existe un traitement médicamenteux efficace pendant 5 à 10 ans. Ce médicament remplace la dopamine, le neurotransmetteur qui fait défaut chez les malades.
Après ces 5 à 10 ans, il faut en général changer de technique parce que le médicament entraîne des effets secondaires. On peut alors envisager la chirurgie. La technique de stimulation cérébrale profonde a connu d’énormes progrès depuis 20 ans, c’est maintenant une technique bien connue et maîtrisée.

L’exercice, un élément essentiel du traitement

Il est essentiel que les malades fassent un peu d'exercice quotidiennement. Il suffit de 15 à 20 minutes de bicyclette stationnaire pour entretenir la mobilité, ralentir les symptômes et aussi agir sur l'humeur des malades. La dépression accompagne très souvent les symptômes de la maladie. Au début, les patients peuvent même aller faire de la bicyclette dehors, plus tard, il faut évaluer le danger et parfois préférer une bicyclette stationnaire!

L’importance de l’entourage

La famille et l'entourage des malades ont une énorme importance. Il faut vraiment éviter l’isolement des malades et c’est difficile avec la pandémie. Mais tous les moyens sont bons pour garder le contact, encourager la discussion, pousser le malade à faire ses exercices et surtout prévoir un plan pour après la pandémie pour renouer des relations normales.

« La chose importante c'est d'essayer de sortir les patients de l'isolement, un isolement créé par la maladie comme telle, et ça c'est un phénomène bien connu, mais ce phénomène est empiré par la pandémie. [...] Il faut faire un plan d'adaptation en ce moment mais même après la pandémie, comment sortir ce monde de l'isolement qui a été créé à la fois par la maladie et par la pandémie. »

—  Dr. Abbas Sadikot, neuro-chirurgien à l’Institut et l’hôpital neurologique de Montréal

L’effet de la pandémie sur les traitements

Beaucoup de patients, atteints de diverses maladies, ont négligé leur traitement durant la pandémie. Ce qui a été particulièrement dommageable pour les patients atteints de la maladie de Parkinson, affirme le Dr. Sadikot. Il explique que, même si certains diagnostics sont possibles par vidéoconférence mais c’est très limité et, dans le cas de Parkinson, il faut à un moment évaluer le patient physiquement.

Un grand nombre de malades ont raté leurs rendez-vous en personne, indispensables pour améliorer leur condition. Les opérations chirurgicales ont, quant à elles, été considérées comme non urgentes, comparées, par exemple, aux opérations de tumeurs au cerveau.
Le Dr Sadikot estime qu’il sera nécessaire d’avoir un plan de sortie de crise quand la pandémie sera sous contrôle.

Pour en savoir plus, l’organisme Parkinson Canada offre de nombreuses ressources utiles sur le site parkinson.ca (Nouvelle fenêtre).