•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Exil des Russes en Géorgie

Panorama, Émission, Première avec Grégory Bernard
Rattrapage du mercredi 17 août 2022

Exil des Russes en Géorgie

La Géorgie accueille des Russes qui fuient leur pays

Deux personnes discutent.
Roman, un exilé russe, et Tsiala, une Géorgienne, discutent de leur opposition au régime de Vladimir Poutine à Tbilissi.PHOTO : Radio-Canada / Tamara Alteresco
Panorama, Émission, Première avec Grégory Bernard
PanoramaPublié le 18 août 2022

La guerre en Ukraine qui perdure depuis près de six mois a poussé de nombreux Russes à quitter leur pays. Plus de 130 000 d'entre eux se sont dirigés vers le Sud pour s'installer en Géorgie. Ce sont des journalistes, des activistes politiques, des entrepreneurs, des familles qui ont fui les sanctions économiques ou la guerre. Thea Kharchilava est facilitatrice pour les journalistes en Géorgie. Elle explique pourquoi la Géorgie est si appréciée.

« La Georgie, déjà à l’époque de l'Union soviétique, était une destination préférée des Russes. C’est le sud. Il y a la mer et la montagne. Ils aiment la culture, la cuisine et le vin et aussi, la facilité d’y faire des affaires. La vie est très abordable pour les Russes. »

Même si les Géorgiens ne cachent pas leur soutien à l’Ukraine, la cohabitation avec les Russes est plutôt harmonieuse. Cela dit, l’arrivée massive de Russes divise la population. 20% du territoire géorgien est occupé par les Russes et des jeunes manifestent régulièrement pour que personne ne l’oublie, comme le précise Thea Kharchilava

« Les jeunes manifestent contre la guerre et aussi pour rappeler aux Russes que le pays qui les accueille actuellement est occupé en partie par leur armée. Donc ils arrivent parfois qu’on voit des banderoles qui disent : Les Russes, retournez chez vous. »

Les Russes n'ont pas à obtenir de visa pour entrer en Géorgie. Ils peuvent y rester un an s’ils le souhaitent. La plupart des gens rencontrés par Thea Kharchilava hésitent à rentrer dans leur pays pour le moment.