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Infirmières et temps supplémentaire

Panorama, Émission, Première avec Grégory Bernard
Rattrapage du lundi 15 août 2022

Infirmières et temps supplémentaire

Pourquoi les infirmières de la C.-B. font-elles autant d’heures supplémentaires?

Une infirmière qui porte le masque sanitaire ajuste le masque d’un respirateur artificiel sur le visage d’une patiente couché dans un lit d’hôpital.
C'est en Colombie-Britannique et au Québec que les infirmières font le plus de temps supplémentaires au pays. PHOTO : Gracieuseté : Syndicat des infirmières immatriculées de Terre-Neuve-et-Labrador
Panorama, Émission, Première avec Grégory Bernard
PanoramaPublié le 16 août 2022

Au Canada, c'est en Colombie-Britannique et au Québec que les infirmières font le plus d'heures supplémentaires. Travailler en dehors des quarts de travail habituels est même devenu la norme. Les infirmières sont épuisées, plusieurs sont en congé maladie et d'autres ont carrément quitté la profession. Damien Contandriopoulos, professeur à l'école de sciences infirmières de l'Université de Victoria, expose les conséquences de cette situation.

« Le travail est plus difficile. Là où on avait à s’occuper de cinq patients, il y en a huit. Chaque journée pèse plus lourd. »

— Une citation de  Damien Contandriopoulos, professeur à l'école de sciences infirmières de l'Université de Victoria

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces conditions de travail ne découragent pas les futures infirmières. Les programmes en soins infirmiers sont comblés chaque année. Damien Contandriopoulos explique que la formation continue dès les premières années de pratique. Mais il note que la situation actuelle rend ce mentorat impossible.

« Les infirmières plus expérimentées ne sont plus là, elles sont parties en congé de maladie ou elles sont trop occupées pour faire du mentorat avec les nouveaux venus. Alors, un bon nombre de jeunes quittent la profession après quelques années. »

Les pistes de solutions sont nombreuses et considérées, selon Damien Contandriopoulos. La Colombie-Britannique, qui veut faciliter l’accréditation des infirmières formées à l’étranger, est sur la bonne voie selon lui, mais il croit que le gouvernement devrait reconnaître la gravité de la situation.

« Les infirmières dans les hôpitaux ont besoin d’entendre que la situation va mal. Que le gouvernement ne le nie pas et prend la situation au sérieux. »

— Une citation de  Damien Contandriopoulos, professeur à l'école de sciences infirmières de l'Université de Victoria