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Purger les casiers judiciaires des travailleuses du sexe

Panorama, ICI Première
Rattrapage du jeudi 17 février 2022

Purger les casiers judiciaires des travailleuses du sexe

Radier les casiers judiciaires des travailleuses du sexe

Une femme aux longs cheveux et qui porte un col roulé blanc sourit.
Susan Davis a déposé une requête de recours collectif pour que les condamnations des travailleuses du sexe soient effacées de leurs dossiers criminels.PHOTO : Susan Davis
Panorama, ICI Première
PanoramaPublié le 18 février 2022

Au Canada, la prostitution est légale et ce travail n'est plus considéré comme étant criminel depuis 2013. Pourtant les accusations criminelles qui ont été portées contre des travailleuses du sexe n'ont pas disparu de leur casier judiciaire. Susan Davis, une travailleuse du sexe vancouvéroise, a déposé un recours collectif devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique afin que ces accusations soient effacées de façon permanente. Pour Guillaume Garih, avocat en droit criminel au cabinet Lower Mainland Law, cette demande est tout à fait raisonnable.

Ça me paraît être un argument très méritoire et à mon sens c’est déplorable que la demande soit nécessaire.

Dans le recours collectif, Susan Davis explique que ces accusations passées peuvent refaire surface à des moments inappropriés. Ces données peuvent empêcher les personnes de trouver un emploi ou de faire du bénévolat, par exemple. Guillaume Garih ajoute que ces personnes ne devraient plus être vues comme des criminels.

Les rapports du ministère de la Justice au Canada suggèrent qu’on ne veut plus criminaliser ces personnes-là et que si par conséquent, on ne veut plus les criminaliser, il n’y a aucune raison qu’elles gardent le stigmate d’une conviction passée.