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François Meunier et Marie Létourneau : La pénurie de main-d'oeuvre en restauration

On n'est pas sorti de l'auberge, ICI Première.
Audio fil du 28 octobre 2017

François Meunier et Marie Létourneau : La pénurie de main-d'oeuvre en restauration

Les restaurants du Québec manquent cruellement de main-d’œuvre

François Meunier en entrevue
François Meunier est vice-président des restaurateurs du QuébecPHOTO : Radio-Canada / Cécile Gladel
On n'est pas sorti de l'auberge, ICI Première.
On n'est pas sorti de l'aubergePublié le 29 octobre 2017

« La situation est catastrophique, dit Marie Létourneau, propriétaire du restaurant Délice, à Lévis. Il faut avoir des travailleurs de l'étranger. » On en discute aussi avec François Meunier, qui est vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'Association des restaurateurs du Québec.

Au Québec, la pénurie de main-d’œuvre est criante dans le milieu de la restauration. Pour Marie Létourneau, la situation est un véritable cauchemar : elle n’a pas assez d’employés pour faire fonctionner son restaurant à pleine capacité. Elle demande au gouvernement d'agir et d'autoriser l'embauche de travailleurs immigrants, comme on le fait déjà dans le domaine de l'agriculture. François Meunier est d'accord avec cette solution.

François Meunier explique qu’il y a un déficit de remplacement : on trouve davantage de gens qui prennent leur retraite que de jeunes pouvant occuper les postes qui se libèrent. « Il y a des dizaines de secteurs qui ont déjà commencé à avoir des problèmes avec la main-d’œuvre, que ce soit la construction ou les garagistes. Pourquoi le secteur de la restauration est-il plus touché? Traditionnellement, [de] 50 à 60 % de notre main-d’œuvre était [pourvue] parmi les moins de 25 ans. Or, c’est ce groupe d’âge-là qui va réduire le plus en nombre au cours des prochaines années. »

Les chiffres confirment ce que dit François Meunier : on parle d’une baisse de 9 % du groupe des 25 ans et moins d’ici 2021. Il y a 30 ans, on comptait 200 jeunes de 20 à 29 ans pour 100 personnes de 55 ans et plus. En 2025, il y aura 80 jeunes de 20 à 29 ans pour 100 personnes de 55 ans et plus. « C’est un secteur difficile, où la compétition est féroce, mais [qui est] très gratifiant. »