•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Questionnaire alimentaire de Proust à la sauce béarnaise avec Normand Laprise

On n'est pas sorti de l'auberge, ICI Première.
Audio fil du 7 octobre 2017

Questionnaire alimentaire de Proust à la sauce béarnaise avec Normand Laprise

De la cuisine à la salle à manger, le chef Normand Laprise nous livre ses secrets

Normand Laprise à l'émission On n'est pas sorti de l'auberge
Normand LaprisePHOTO : Radio-Canada / Cécile Gladel
On n'est pas sorti de l'auberge, ICI Première.
On n'est pas sorti de l'aubergePublié le 7 octobre 2017

Chef du réputé restaurant Toqué! et juge à l'émission Les chefs!, Normand Laprise remplace aujourd'hui Daniel Vézina. On en profite pour le soumettre à notre questionnaire alimentaire de Proust à la sauce béarnaise afin de connaître un peu plus sur son lien avec l'alimentation.

Quel devrait être l'aliment l'emblématique du Québec? Le premier pissenlit que Diane va chercher sous la neige, à la fin du mois de mars. C’est excellent pour la digestion.

Le repas qui évoque le plus votre enfance : Le pain de fesses. J’ai grandi à Saint-Pacôme, et la dame qui s’occupait de nous cuisinait beaucoup. Elle faisait le pain deux ou trois fois par semaine. Elle avait toujours un tablier sur le dos et ne s’arrêtait que le dimanche soir.

Qu’est-ce qui vous définit le mieux lorsque vous cuisinez? Je suis un cuisinier rigoureux et discipliné, et ce, depuis mes débuts. J’aime cuisiner, j’aime parler de cuisine et j’ai toujours aimé être en cuisine avec mon équipe.

L’instrument ou l’ustensile dont vous ne pouvez pas vous passer dans une cuisine : Une brigade.

Si vous étiez en concurrence avec des gens du même métier que vous, lequel de vos plats vous vaudrait une palme d’or? Je n’en ai aucune idée. Une chose est certaine : il me faudrait des produits frais, ceux avec lesquels je travaille quotidiennement.

Votre dernière découverte alimentaire, excluant les restaurants : Un extracteur à jus à entrée horizontale.

Le souvenir de lavage de vaisselle qui restera à jamais ancré dans votre mémoire? Faire la vaisselle après l’apéro, à 4 h du matin, sans rien casser, en ouvrant une dernière bouteille et en faisant des pâtes une fois que tout est lavé. Le lendemain, au réveil, il faut tout recommencer.

La malbouffe que vous préférez : Je n’aime pas la malbouffe ni l’industrie qui est derrière.

Vous ne savez pas quoi préparer pour souper, vous vous rabattez sur… Tout ce que je trouve dans le frigo et le garde-manger, le jardin de fines herbes de mon épouse, et j'improvise. Disons que ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas ouvert un livre de cuisine.

Vous allez à l’épicerie, vous commencez par quelle rangée? Les fruits et légumes. Disons que je n’achète pas tout ce dont j’ai besoin au même endroit.

Est-ce que manger est un geste politique? Oui. Même plus : je dirais un choix humanitaire. Manger, c’est voter.

Votre enfant refuse de manger ce qu’il y a sur la table, que faites-vous? Je [leur] demande toujours de goûter avant de décider si elles aiment ou non. Après, la négociation commence, et je [leur] demande de manger au moins la garniture. Les goûts des enfants changent avec le temps, donc je me réessaie de façon périodique.

Ce qui vous énerve le plus à table? Lorsque je sers un plat chaud et que les gens ne sont pas assis à la table.

Le sujet de conversation tabou à table? Il n’y en a pas : chez nous, la liberté d’expression est reine.

La ou les personnes avec qui vous aimeriez partager un repas? Je suis incapable de répondre à cette question : il a trop de personnes qui me viennent à l’esprit.

Êtes-vous à l’image de votre hérédité alimentaire? Est-ce que vous mangez comme vos parents? Non.

Quel est votre geste culinaire préféré? Montrer les techniques à mes enfants, car elles regardent et se mettent à l’ouvrage sans me poser 1000 questions.

Combien de temps passez-vous à table dans une journée? Au travail, je grignote presque toute la journée et je mange rapidement, pas toujours assis. À la maison, je profite de ce moment pour écouter ma famille parler, car ça jacasse tout le temps et ce n’est pas facile d’arriver à placer un mot.

Dans vos aliments fétiches, quel est…
… votre légume préféré? Ça dépend du moment de la saison. Quand cela fait plusieurs mois que je n’ai pas mangé d’asperges et que la saison commence, eh bien ça devient pour moi le meilleur légume du monde, et le cycle continue avec le prochain. L’hiver est une longue saison pour les cuisiniers québécois.
… votre fruit de prédilection? Même chose que [pour] les légumes, mais disons que j’ai un gros faible pour les framboises, l’argousier et les pommes Honeycrisp de William Faille.
… votre poisson préféré? Le doré ou le bar rayé sauvage. Pour les fruits de mer, c’est le crabe des neiges et les bourgots. Ce n’est pas de ma faute, mais j’aime tous les poissons – à condition que je sache d’où ils viennent, quand ils ont été pêchés, et par qui!
… votre boisson fétiche? Dans l’ordre : le vin, le café et l’eau.
… votre viande préférée? L’agneau.
… votre charcuterie préférée? J’aime la charcuterie artisanale bien faite et sans produits ajoutés.
… votre fromage préféré? Difficile de répondre, mais j’ai un faible pour toutes les tommes.
… votre dessert de choix? Un classique : le chou à la crème.