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Entrevue avec Thibault Rehn : Pourquoi les alternatives aux pesticides

On n'est pas sorti de l'auberge, ICI Première.
Audio fil du 18 mars 2017

Entrevue avec Thibault Rehn : Pourquoi les alternatives aux pesticides

Les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète

L'épandage de pesticides
L'épandage de pesticidesPHOTO : iStock
On n'est pas sorti de l'auberge, ICI Première.
On n'est pas sorti de l'aubergePublié le 18 mars 2017

Tout comme le fait l'ONU, Thibault Rehn réfute le fait qu'il faut des pesticides pour nourrir la planète. C'est faux, et ce sont les entreprises qui veulent nous le faire croire, dit le coordonnateur de Vigilance OGM (Nouvelle fenêtre). À la veille de la première Semaine pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars), il explique pourquoi cet événement est nécessaire.

Cette semaine, on apprenait que l'atrazine, un dangereux pesticide, est présent dans l'eau potable de Montréal et de Toronto et le 8 mars dernier, l'Organisation des Nations unies (ONU) concluait que les pesticides sont inutiles. « En gros, ce que dit ce rapport, [c'est qu'] on utilise bien trop de pesticides. Ce n’est pas obligatoire pour nourrir le monde : on est capable de faire un autre type d’agriculture avec moins de pesticides, [qui a] moins d’impact sur la santé, sur l’environnement, et en respectant le droit des populations. »

Ce rapport explique que la sécurité alimentaire de la planète ne passe pas par les pesticides, contrairement à ce que l’industrie voudrait nous faire croire. Malheureusement, l’utilisation des pesticides a augmenté de 24 %, alors qu’elle devrait diminuer. Thibault Rehn pense qu’il y a encore trop peu de cours d’agriculture biologique. Il ajoute que la majorité des agronomes travaillent pour des fabricants de pesticides. L’agriculture biologique ne doit pas rester une agriculture de niche, ajoute-t-il.

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