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Entrevue avec le groupe art-punk japonais Teke Teke

On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
Audio fil du mardi 16 octobre 2018

Entrevue avec le groupe art-punk japonais Teke Teke

TEKE::TEKE, le groupe surf rock psychédélique japonais le plus intéressant du Québec

Le groupe art-punk japonais Teke Teke.
Le groupe art-punk japonais Teke Teke. PHOTO : Teke Teke
On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
Publié le 17 octobre 2018

Au départ, TEKE::TEKE était un groupe hommage au légendaire guitariste japonais Takeshi « Terry » Terauchi. Puis, c'est rapidement devenu un groupe à part entière avec des compositions originales agençant le son eleki, du rock surf des années 1970 version japonaise, à des éléments de musique contemporaine tels que le shoegaze, le post-rock et le noise. Entrevue avec deux des sept membres, la chanteuse Maya Kuroki et le guitariste Hidetaka Yoneyama.

Quand on cherche « teke teke » dans un moteur de recherche, on tombe d’abord sur la légende japonaise d’une petite fille qui s’est fait trancher en deux par un train. « On va mettre les choses au clair tout de suite : ça n’a rien à voir. » Hidetaka Yoneyama explique qu’il s’agit en fait d’une onomatopée du bruit d’un riff de guitare de rock surf des années 1970 (dites-le vite à voix haute : teketeketeketeketeke).

C’était aussi une insulte pour les jeunes qui s’habillent en surfeurs mais qui ne font pas de surf, un sobriquet que le groupe se réapproprie avec autodérision, « car en fait, on ne fait pas de surf ».

Une réactualisation du mouvement eleki
Eleki, qui signifie « électrique », réfère à la fascination qui s’est développée au Japon dans les années 1970 pour le surf rock. « La jeunesse cool dans les années 1950 dansait sur le rockabilly, explique Hidetaka. Puis, des groupes américains sont arrivés avec la musique surf, et les jeunes, au lieu de seulement danser, se sont mis à jouer eux-mêmes, à apprendre la guitare électrique et à former des groupes. » C’est aussi à ce moment qu’on a commencé à fabriquer des guitares électriques au Japon. « C’est tout ça, le mouvement eleki. »

Maya Kuroki (chanteuse) et Jidetaka Yoneyama (guitariste) de la formation TEKE::TEKE.

Radio-Canada / Stéphanie Dufresne

Takeshi Terauchi a été une figure de proue de ce mouvement. C’est lorsqu'il accompagnait Boogat en tournée que Serge Nakauchi Pelletier (Pawa Up First) a découvert la musique de Terauchi, et a eu envie de créer un groupe hommage. Il a lancé le projet avec Ian Lettre, à la batterie, et Étienne Lebel, au trombone, puis se sont ajoutés Mishka Stein (à la basse, aussi avec Patrick Watson), Yuki Isami (flûte, shinobue et clavier) et Hidetaka Yoneyama (à la guitare).

Des concerts transformés en performances théâtrales
Maya Kuroki, qui vient du milieu du théâtre et des arts, s’est jointe au groupe par la suite : « J’ai été invitée pour le deuxième concert, raconte-t-elle. Les chansons pop des années 1970 sont assez théâtrales, chacun a son rôle. »

Maya a donc intégré des performances théâtrales à sa présence sur scène, qui racontent les histoires portées par les chansons. « Ce sont des histoires souvent très tragiques, avec des échecs et des ruptures amoureuses. »

Musicalement, le groupe a évolué par-delà l'hommage au surf rock japonais des années 1970 et y intègre des instruments nouveaux, comme la flûte traversière, et des éléments de musique psychédélique, shoegaze et noise. Se considèrent-ils comme représentatifs de la culture japonaise? 

«  C’est d’abord un groupe montréalais pour nous. »

—  Hidetaka Yoneyama

TEKE::TEKE sera en spectacle le 17 octobre au Ritz PDB (Nouvelle fenêtre) à Montréal, en première partie de TsuShiMaMiRe.