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10 choses que je déteste des Cowboys fringants : Chronique de Julien Morissette

On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
Audio fil du mardi 11 septembre 2018

10 choses que je déteste des Cowboys fringants : Chronique de Julien Morissette

10 choses que je déteste des Cowboys Fringants

Les Cowboys Fringants
Les Cowboys FringantsPHOTO : La Tribu
On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
On dira ce qu'on voudraPublié le 12 septembre 2018

Après 9 albums, 12 Félix et 2 décennies de carrière, Les Cowboys Fringants entament ce soir une série de quatre spectacles avec l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM). Ne reculant devant rien pour déboulonner les intouchables, Julien Morrissette nous offre une épaisse tartine de mauvaise foi. Voici ses 10 raisons de ne pas aimer ce groupe qui a marqué le Québec moderne.

1. Le cégep, ça ne peut pas durer éternellement
« On est en 2018. Il vient un temps où il faut accepter de passer à autre chose. »

2. La chanson Robert Bob Bourgouin (dans laquelle Les Cowboys se moquent d’Ottawa-Gatineau, la région de Julien Morrissette)
« En d’autres circonstances, je serais moins susceptible, mais on me dit que malgré les calembours et les blagounettes, le groupe de Repentigny n’a pas un gros sens de l’humour. »

3. Les sonorités musicales douteuses et aptitudes limitées des Cowboys Fringants
« À cause d’eux, tout le monde pense qu’il sait jouer de la guitare autour du feu, dans les partys et en camping. À la sortie de Break syndical en 2002, c’était cool de ne plus entendre Wonderwall, mais à un moment donné, Toune d’automne, c’est pire que Wonderwall. Je me suis pas approché d’un feu de camp depuis 2006. »

4. Le violon
« En ce moment et jusqu’à vendredi, l’OSM présentera des versions symphoniques des hymnes folk-trad-pop-rock des Cowboys, mais entre vous et moi, un seul violon est déjà un violon de trop dans leurs arrangements. »

5. La carrière solo de domlebo [Dominique Lebeau]
« Petite anecdote : Olivier Robillard-Laveaux, notre ami-chroniqueur-réalisateur, a presque été le batteur des Cowboys quand il était en secondaire quatre. Notre chroniqueur a levé le nez sur le groupe qu’il estimait trop peu sérieux pour se consacrer à son groupe hommage à Nirvana. Je le comprends : entre des reprises de Nirvana ou des reprises de Renaud réinterprétées, le choix est clair. C’est plutôt domlebo qui est devenu batteur des Cowboys avant de quitter le groupe en 2007 et de se lancer en solo. Ma cinquième raison de détester Les Cowboys est donc la carrière de domlebo, qu’on aimerait mieux oublier, surtout pour sa pièce Moman. »

6. Le numéro des Cowboys Fringants au Gala de l’ADISQ en 2016, avec la sublime Frannie Holder
« La chorégraphie avec les marins et les arrangements de type Pogues des pauvres m’avaient levé le cœur. »

7. Les paroles des chansons
« Dans ma jeunesse, la chanson La manifestation m’a dressé un portrait irréel des manifs : je croyais que c’était joyeux, festif et rigolo. Le jeune naïf en moi a mangé toute une volée lors du sommet de Montebello en 2007 et j’en veux encore aux Cowboys. »

8. La cabane au Canada
« Je crois que le succès des Cowboys en sol français explique pourquoi il y a encore autant de clichés sur les cabanes en bois rond et les violons des Canadiens et des Québécois : les chansons comme Le shack à Hector, ça n’aide vraiment pas la cause! »

9. L’appropriation culturelle
« Je n’ai jamais su ce que veut dire "Awatchikanen" et je pense que c’est de l’appropriation culturelle des langues autochtones. Prochaine chose qu’on va apprendre, c’est que Robert Lepage mettra en scène une comédie musicale inspirée des Cowboys Fringants. »

10. L'ultime raison : le sceau d’approbation Richard Martineau
« Les paroles engagées du groupe ont toujours été reconnues pour être un peu simples. J’ai atteint le point de non-retour par rapport aux Cowboys en lisant mon Journal de Montréal du 25 août dernier, lorsque Richard Martineau a cité nos amis en écrivant : "Si c’est ça, le Québec moderne, moi, je mets mon drapeau en berne", et en exigeant qu’on redevienne des aventuriers, des coureurs des bois et des cowboys fringants. Je m’excuse mon Richard, je sauterai pas sur ton cheval de sitôt. »