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On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
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Audio fil du mardi 12 juin 2018

Hérédité ou comment briser les codes du film d'horreur, avec Kéven Breton

Vers la fin des clichés dans les films d’horreur?

Publié le 13 juin 2018
Un homme avec une hache dans l'ombre.
Est-ce que les moins peureux des cinéphiles verront une évolution de leur genre favori?PHOTO : getty images/istockphoto / sanjeri

Alors que la sortie récente du film Héréditaire donne à penser que le film d'horreur est en voie de se renouveler, on dévoile la bande-annonce de la énième suite du grand classique Halloween. Kéven Breton nous dit si les amateurs de la nouvelle vague de films d'épouvante doivent s'en réjouir ou s'en inquiéter...

Ces dernières années, les films d'horreur qui sortent des sentiers battus ont la cote. Certains, comme Get Out, ont même remporté un Oscar. Le film Héréditaire, quant à lui, marquera certainement l’histoire du cinéma d’horreur grâce son remaniement complet des codes du genre.

Petit lexique de procédés récurrents dans les films d’horreur :

  • Slasher : On met en scène un psychopathe qui décime un groupe, peu importe le groupe… Pensons à Psychose (Hitchcock).
  • Torture pornographique : Les protagonistes, qui filent vers une mort certaine, sont séquestrés par un pervers narcissique qui les torture à qui mieux mieux. Pensons à Cannibal Holocaust (Deodato).
  • Jump scare : Ce procédé cinématographique a pour but de faire sursauter le public, souvent en utilisant l’image d’un visage accompagnée d’un hurlement. Bouh!

La parfaite image pour un jump scare réussi! Il ne manque que le hurlement...

getty images/istockphoto / Des Green

Ce qui est nouveau
L'histoire du très attendu Héréditaire progresse lentement, en nous asphyxiant graduellement avec ses détails, ses dialogues et ses subtilités troublantes. On est bien loin des clichés.

« Dans ce film-là, on n’est pas vraiment capable de savoir qui va trépasser en premier. C’est une des clés qui font le succès du film. »

—  Kéven Breton, chroniqueur pour « Urbania » et animateur à AMI-télé

Une scène du film Héréditaire

A24

Pourquoi changer la formule si les producteurs font des sous?
Il est peu probable que cette audace nouvelle transforme le genre, dans un monde où même les navets obtiennent un bon retour sur investissement, affirme Kéven Breton. Tant que le public achètera des billets, les producteurs continueront d’utiliser les mêmes formules.

Le chroniqueur souligne cependant qu’il est encore possible de faire un bon film d’horreur en retravaillant les règles habituelles. À titre d’exemple, il cite les films Scream ainsi que It Follows.

La multiplication des cris
Kéven Breton a demandé à Elise Lucie Henripin, rédactrice adjointe chez Horreur Québec, si les plus braves des cinéphiles constateront une évolution de leur genre favori au cours des prochaines années. Selon elle, le film d’horreur se porte bien. Ce succès justifie la pluralité des genres qui font bonne impression autant sur le plan financier que sur celui de la critique.
Si les grands studios investissent de plus en plus le terrain de l’horreur, les plateformes de diffusion comme Netflix permettent aux créateurs d’explorer de nouvelles avenues. On est davantage dans la multiplication que dans la transformation des codes de l’horreur.