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On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
Audio fil du lundi 7 mai 2018

L'importance de la diversité chez les superhéros : Discussion

Snowguard: une nouvelle héroïne inuite très attendue

Publié le 8 mai 2018
Détail de la BD « Champions ».
Détail de la BD « Champions ».PHOTO : Marvel/Sean Izaakse

« Je suis affamée de voir des communautés autochtones vraiment bien [représentées] », avance Mélissa Mollen-Dupuis, cofondatrice d'Idle No More au Québec et grande consommatrice de films et de bandes dessinées de superhéros. Avec Jean-Michel Berthiaume, elle explique pourquoi des superhéros comme Snowguard sont importants dans l'univers de la bédé.

Snowguard est la dernière à intégrer les Champions, un groupe de jeunes superhéros issus de la diversité, de l’univers Marvel. D’origine inuite, elle apparaîtra d’ici quelques mois officiellement dans le numéro 21 de la série.

Des rôles positifs
Si la nouvelle est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, Jean-Michelle Berthiaume note que les maisons d’édition comme Marvel et DC Comics font bonne figure dans la représentation des Premières Nations. « Lors de ma recherche, ce que j’ai constaté, c’est que [...] les Premières Nations et les Autochtones sont majoritairement des personnages positifs. [Ce sont] des bons, il y a très peu de vilains autochtones », avance le doctorant en sémiologie. Il remarque également que cette représentation contraste avec celle qu'on a longtemps vue au cinéma, où les « méchants Indiens » menaçaient les « gentils cowboys ».

Une représentation loin des clichés
Mélissa Mollen-Dupuis est d’accord, et précise que ce respect est relativement récent. « À partir des années 1990, ça a commencé à s’améliorer », dit celle qui, comme lectrice, a noté alors une différence. Elle attribue cette évolution notamment à la montée de la popularité des X-Men, qui avaient beaucoup de références autochtones, mais aussi qui représentaient « la pensée d’un groupe à part, différent, qui vit sa vie autrement », explique la chroniqueuse. Elle souligne que c’est à cette époque que l’identité autochtone s’est manifestée naturellement dans les personnages, sans avoir besoin d’embrasser des clichés vestimentaires, par exemple.