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On dira ce qu'on voudra, ICI Première.
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Audio fil du jeudi 21 décembre 2017

Plaidoyer pour plus de lesbiennes au grand écran, avec Marie-Andrée Labbé

Les films de lesbiennes ressemblent (trop) souvent à des films pornos

Publié le 22 décembre 2017
Le film La vie d'Adèle
Le film La vie d'AdèlePHOTO : Quat'sous Films | Wild Bunch

Les lesbiennes pourraient être médecins, mères ou même tueuses en série si on leur écrivait des rôles qui vont en ce sens. Pourtant, elles sont souvent cantonnées à des personnages sexualisés et réducteurs, considère la scénariste Marie-Andrée Labbé, qui utilise les synopsis de la catégorie « films gais et lesbiens » de Netflix pour appuyer ses propos.

« Les personnages de lesbiennes sont encore hypersexualisés, elles servent à incarner un fantasme qui est, la plupart du temps, masculin, dit-elle. Selon Netflix, si t’as le goût de voir des lesbiennes dans un film, c’est que t’as le goût de voir un film porno. »

Par exemple, voici comment Netflix décrit le film A Perfect Ending : « Après avoir dévoilé un secret plutôt inhabituel, une femme inhibée décide d’explorer sa sexualité avec l’aide d’une prostituée haut de gamme. » Le film Loving Annabelle est quant à lui résumé ainsi : « Dans un pensionnat catholique, une jeune professeure de poésie risque tout lorsqu’elle s’engage dans une liaison enfiévrée avec une étudiante. » Finalement, le film Anatomy of a Love Seen est annoncé de cette manière : « Pendant qu’elles tournent une scène d’amour entre lesbiennes, deux actrices développent une relation qui leur fait vivre l’amour dans toute sa splendeur. »