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Rituels funéraires : le côté néfaste du cercueil et de l'embaumement pour l'environnement

Publié le 2 février 2021
Un cercueil est déposé en terre, prêt à être enseveli.
L'empreinte écologique d'un cercueil est non négligeable.PHOTO : iStock

« Il n'y a aucune raison pour exiger un cercueil, et il y a pas mal de raisons pour qu'il n'y ait pas de cercueil », dit Gilles Bronchti, professeur titulaire et directeur du Département d'anatomie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en évoquant la loi québécoise qui interdit, pour des raisons sanitaires, qu'une personne soit enterrée sans cercueil. Le spécialiste de l'étude de la décomposition des corps est catégorique : la croyance voulant que le cadavre d'un défunt soit dangereux pour l'environnement est non fondée. En fait, ce sont les cercueils, et non les corps, qui posent un plus grand problème pour l'environnement en raison des nombreux produits néfastes qu'ils contiennent.

« Une étude qui a été faite en Afrique du Sud a montré que ce qui fait la plus grosse pollution dans les cimetières, ce sont les cercueils. Ils contiennent énormément de produits toxiques, pour conserver le bois, et énormément de métaux toxiques – du manganèse, du nickel, du cuivre, du cadmium –, et la peinture contient même parfois du plomb, mais aussi du cadmium et d’autres pigments qui ont des effets très négatifs », note Gilles Bronchti.

Il ajoute que l’embaumement est également nocif pour l’environnement, en raison des produits utilisés pour la conservation des corps, comme le formaldéhyde et différents alcools et phénols. Selon Gilles Bronchti, la façon la plus écologique de disposer d’un corps est l'enterrement sans cercueil et sans embaumement.

« Mettez le corps dans le sol, sans cercueil, juste avec un linceul. On fait d’ailleurs [de nos jours] des linceuls biodégradables qui peuvent être très intéressants. »

—  Gilles Bronchti, professeur titulaire et directeur du Département d'anatomie de l'UQTR