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La part de responsabilité de l’être humain dans la propagation de zoonoses

Les chauves-souris sont les principales suspectes dans la quête des origines du coronavirus.
Les chauves-souris sont les principales suspectes dans la quête des origines du coronavirus.PHOTO : iStock / Martin Janča
Moteur de recherche, ICI Première.
Moteur de recherchePublié le 2 octobre 2020

La modification et la destruction de l'habitat naturel de nombreux animaux contribuent à la propagation de zoonoses, ces maladies infectieuses transmises de l'animal à l'être humain. C'est du moins ce qu'avance Amélie Fontaine, biologiste et étudiante au doctorat à l'Université McGill. Celle qui s'intéresse aux chauves-souris dans le cadre de ses études souligne que l'intervention humaine a un rôle non négligeable dans la transmission de zoonoses. Elle cite, entre autres, l'exemple du virus Ebola, qui a frappé l'Afrique il y a quelques années.

Amélie Fontaine affirme que la déforestation augmente les contacts de l’être humain avec des espèces animales ou microbiennes nouvelles pour lui, ce qui peut provoquer l'apparition de zoonoses.

« On peut penser à la conversion des terres pour l’agriculture, aux barrages, aux infrastructures qu’on ajoute : tout ça peut modifier les conditions environnementales et l’écosystème, et ça peut, par exemple, bloquer la migration d’animaux qui étaient essentiels pour limiter la transmission de zoonoses. »

— Une citation de  Amélie Fontaine, biologiste et étudiante au doctorat à l'Université McGill