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Audio fil du mardi 1 octobre 2019

Qu'est-ce qui fait que quelqu'un soit spontanément aimé ou détesté par un chien?

Le concept de deuil chez les animaux, une question d’anthropomorphisme

Publié le 2 octobre 2019
Un chimpanzé dans la nature en République démocratique du Congo.
Selon Luc-Alain Giraldeau, il faut être très parcimonieux lorsqu'on évoque le concept du deuil chez les animaux.PHOTO : iStock

« On a tendance, comme êtres humains, à faire de l'anthropomorphisme. On fait ça tous les jours », souligne l'éthologue et biologiste Luc-Alain Giraldeau en parlant de la propension qu'ont les gens à attribuer aux animaux des émotions et des comportements considérés comme propres à l'être humain. Sans nier le fait que les animaux font preuve d'attachement, notamment les femelles à l'endroit de leurs petits, Luc-Alain Giraldeau souligne qu'il est impossible, dans l'état actuel de la science, de savoir si les animaux ont véritablement conscience de la mort et du concept de deuil.

« Les animaux, ce qu’on ne peut pas nier, c’est qu’ils ont des émotions et des sentiments. Ce qu’on ne sait pas, c’est s’ils ont les mêmes que les nôtres, et à quel degré ils sont apparentés aux nôtres », affirme l’éthologue.

Selon Luc-Alain Giraldeau, quand il s'agit de la mort et du concept de deuil, il est encore plus facile de faire de l’anthropomorphisme avec certaines espèces animales qui se rapprochent physiologiquement de l’être humain, comme le chimpanzé.

Or, les études scientifiques ne permettent pas pour le moment de conclure, par exemple, qu’une mère chimpanzé a conscience de la mort de son petit lorsqu’elle le trouve inanimé.

« C’est clair que le chimpanzé sait qu’il y a quelque chose qui ne va pas bien avec cet animal-là. Est-ce qu’il sait qu’il est mort? Je ne le sais pas. On ne le saura jamais. »

—  Luc-Alain Giraldeau, éthologue et biologiste