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Y a-t-il d'autres moyens que le casque pour protéger les cyclistes?

Moteur de recherche, ICI Première.
Audio fil du lundi 9 septembre 2019

Y a-t-il d'autres moyens que le casque pour protéger les cyclistes?

La sécurité des cyclistes ne passe pas que par le port obligatoire du casque

Un cycliste roule sur la piste cyclable.
Un cycliste circule dans les rues et porte un casque.PHOTO : Getty Images / Josie Desmarais
Moteur de recherche, ICI Première.
Moteur de recherchePublié le 10 septembre 2019

« Est-ce que le port obligatoire du casque à vélo, donc le fait d'avoir une loi, est la solution ultime pour protéger les usagers du réseau cyclable? Pas nécessairement, si l'on se fie à certaines études », souligne Marc-André Carignan. Le chroniqueur en développement urbain fait ainsi référence à un récent avis scientifique de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et à une étude menée en 2015 par l'Université de la Colombie-Britannique.

Bien que, dans son avis datant de 2018, l’INSPQ précise qu’il faut continuer à encourager le port du casque, car il s’avère « très efficace pour prévenir les blessures à la tête », l’organisme stipule du même souffle qu’une loi à ce sujet entraînerait « plus d’effets négatifs que positifs sur la santé ».

Dans ce document, l’INSPQ indique que d’autres mesures que le port obligatoire du casque à vélo devraient être explorées pour promouvoir la sécurité des cyclistes, faisant notamment référence à la façon dont les villes construisent les espaces cyclables et aménagent les infrastructures où cohabitent cyclistes et automobilistes.

« On se rend compte que l’enjeu est peut-être dans la cohabitation, qu’on devrait travailler autrement. »

—  Marc-André Carignan, chroniqueur en développement urbain

Les conclusions de l’INSPQ rejoignent celles de l’Université de la Colombie-Britannique. Des chercheurs ont démontré, en étudiant les différentes lois des provinces canadiennes obligeant le port du casque à vélo, qu’il n’y a pas de corrélation évidente entre le port obligatoire du casque et la diminution du nombre de blessures associées à un accident de la route à vélo.

« En d’autres mots, ce n’est pas parce qu’il y a une loi que ça va nécessairement faire chuter de façon draconienne les blessés. Il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte, dont le design urbain. »

—  Marc-André Carignan, chroniqueur en développement urbain

Marc-André Carignan cite en exemple les villes d'Amsterdam, de Copenhague, de Berlin et de New York, où de nombreuses infrastructures ont été pensées en fonction des cyclistes.