•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Midi info sur ICI Première.
Midi info sur ICI Première.
Audio fil du vendredi 1 décembre 2017

Étude sur le stress chronique et la dépression : Entrevue avec Caroline Ménard

Santé mentale : comment l’intimidation mène à la dépression

Publié le 1 décembre 2017
Une souris blanche
Une souris de laboratoirePHOTO : iStock

Une étude (Nouvelle fenêtre) de l'Icahn School of Medicine at Mount Sinai, de New York, a montré que le stress chronique, comme l'intimidation, réduit l'étanchéité de la barrière hématoencéphalique chez l'homme. La fonction de cette barrière est de protéger le cerveau contre des contaminants ou des microbes qui pourraient circuler dans le sang, explique l'auteure principale de l'étude, Caroline Ménard.

Pour arriver à leurs fins, les chercheurs ont placé des souris en situation d’intimidation. Après 10 jours de stress chronique, ils ont constaté une ouverture de la barrière chez les souris déprimées, mais non chez les souris résilientes.

L’équipe a également pu observer cette ouverture chez l’humain grâce à deux banques de cerveaux. « Ce qui nous intéresse, ce sont les gens qui sont déprimés, mais aussi les gens qui gèrent bien le stress. »

Selon Mme Ménard, cette découverte pourrait permettre de diagnostiquer la dépression en utilisant, par exemple, la résonance magnétique. Elle pourrait également permettre de développer de nouveaux antidépresseurs, puisque de 30 % à 50 % des patients sont résistants aux médicaments existants.

La scientifique souhaite maintenant mener une étude pilote avec des patients qui ont déjà reçu un diagnostic de dépression et soumettre ceux-ci à un examen d'imagerie médicale. Elle voudrait aussi étudier le cerveau des femmes, puisque la présente recherche s’est concentrée sur les hommes.