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Les femmes et le djihad

Alec Castonguay anime Midi info.

Ces femmes qui partent faire le djihad

La mosquée Al-Nouri à Mossoul détruite par le groupe armé État islamique (EI).
La mosquée Al-Nouri à Mossoul détruite par le groupe armé État islamique (EI).PHOTO : Reuters / Erik De Castro
Alec Castonguay anime Midi info.
Midi infoPublié le 19 juillet 2017

Une adolescente allemande, faisant possiblement partie des combattants du groupe armé État islamique (EI), a été arrêtée à Mossoul mardi. Cette histoire nous rappelle qu'il y a des femmes qui partent rejoindre les rangs de l'EI. Que sait-on de leur sort alors que le groupe armé subit des reculs?

Que faire d’elles?

Celles qui veulent rentrer dans leur pays font face à un problème important : on ne veut pas d’elles. « Les pays ont peur. On aimerait bien se passer de leur retour », explique Farhad Khosrokhavar, directeur de l'Observatoire des radicalisations à la Maison des sciences de l'homme à Paris. Celles qui y parviennent sont envoyées en prison.

« La déprogrammation est un mythe, une utopie, dit le sociologue franco-iranien. Mais on peut faire en sorte qu’une bonne partie d’entre elles se distancient par rapport à cet endoctrinement. On a deux choix. Ou bien les mettre en prison pendant quelques années et en sortant, elles peuvent être encore plus dangereuses. Ou bien tenter de faire en sorte qu’elles puissent réfléchir et se distancier par rapport à cette trajectoire violente et activiste, si ce n’est terroriste », soutient Farhad Khosrokhavar.