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Médium large, ICI Première.
Médium large, ICI Première.
Audio fil du mardi 21 août 2018

Discussion sur l'hypnose médicale avec Pierre Rainville et Michelle Landry

Santé : les usages variés de l’hypnose médicale

Publié le 21 août 2018
Pierre Rainville et Michel Landry au micro de Stéphan Bureau.
Pierre Rainville et Michel LandryPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande

« On réussit à produire des effets surprenants! » Lorsqu'utilisée par des chirurgiens, des dentistes et des psychologues, l'hypnose peut aider à gérer la douleur, l'anxiété et les phobies, et ce, même lors d'une opération. Elle peut aider aussi à réduire l'ampleur ou la durée d'une intervention. Michel Landry, président de la Société québécoise d'hypnose, et Pierre Rainville, professeur au Département de stomatologie de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal, expliquent à Stéphan Bureau que l'état d'hypnose se compare à celui dans lequel se trouvent les écoliers qui rêvassent en classe.

« Toute hypnose est autohypnose, au fond », dit Michel Landry, selon qui la majorité des gens seraient réceptifs à cette méthode,. « Je ne fais que conduire quelqu’un à développer cette habileté. La différence entre l’hypnose de spectacle et l’hypnose clinique ou médicale, c’est ce qu’on fait avec après. C’est d’utiliser des ressources, des habiletés que la personne ne sait pas qu’elle a. »

Selon Pierre Rainville, l’hypnose peut être particulièrement utile lorsqu’utilisée en complément à l’anesthésie, au point de remplacer l’anesthésie générale. « Ça va diminuer la durée de la chirurgie, ça va diminuer l’anxiété et la douleur ressenties par les patients, et ça va diminuer la consommation de médicaments que les patients vont prendre pendant et après la chirurgie, souligne-t-il. Donc, il y a des implications très, très concrètes sur le bien-être des patients, mais aussi sur le système de santé. On est évidemment toujours préoccupés par les coûts. Des études montrent […] qu’on peut raccourcir la durée d’une chirurgie. Si on les raccourcit de 10 %, ça veut dire qu’on fait 1 chirurgie de plus sur 10. »

Michel Landry explique comment l’hypnose peut être utilisée en psychothérapie pour influer sur les rêves : « Lorsqu’on rêve, le corps réagit comme si c’était vrai. Donc, en hypnose, on peut suggérer, par exemple, que la nuit prochaine, vous allez avoir un rêve dans lequel vous allez résoudre le défi pour lequel vous venez consulter. On sait que les cauchemars sont en lien avec un post-trauma. Donc, on peut déjà commencer à désamorcer un post-trauma en travaillant sur l’effet des rêves et des cauchemars en hypnose. C’est une option de traitement. »

« Il y a toutes sortes de stratégies, soit [dans les] suggestions qui sont données, ou selon les styles cognitifs, indique Pierre Rainville. Il y a des patients qui préfèrent une stratégie de diversion : on va utiliser l’endroit-refuge comme lieu pour se réfugier de la condition anxiogène ou douloureuse. »


Une conférence gratuite sur l’hypnose médicale sera donnée le 21 août à 19 h au Palais des congrès de Montréal, à l’occasion du 21e Congrès mondial d’hypnose médicale et clinique.