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Pourquoi s'indigner? Discussion avec Rachida Azdouz et Jean Barbe

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mardi 10 juillet 2018

Pourquoi s'indigner? Discussion avec Rachida Azdouz et Jean Barbe

Aime-t-on s’indigner?

Rachida Azdouz et Jean Barbe au micro de Stéphan Bureau.
Rachida Azdouz et Jean BarbePHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 10 juillet 2018

Derrière la fréquence des vagues d'indignation à l'endroit de de manifestations culturelles, d'écarts de relations publiques et de bourdes politiques, il y a un désaveu de la classe politique et de la dictature des marchés, mais aussi une expression d'impuissance. C'est l'avis de la psychologue Rachida Azdouz et de l'auteur Jean Barbe. Ils expliquent à Stéphan Bureau que l'indignation résulte de structures qui laissent peu de place à l'être humain.

« Je ne pense pas que les gens veulent s’indigner, je pense que les gens s’indignent à défaut, dit Jean Barbe. C’est une catharsis. »

« Le problème, ce n’est pas l’indignation. C’est quand l’indignation devient une fin en soi. C’est devenu un cri de ralliement facile », souligne Rachida Azdouz, saluant une définition du philosophe Frédéric Worms de l’indignation. « C’est une exclamation morale. C’est un peu la variante laïque de la sainte colère, la colère qui n’est plus un péché capital, parce qu’elle est fondée sur quelque chose de moral. »