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Le jugement des électeurs face à des enjeux controversés : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du jeudi 28 juin 2018

Le jugement des électeurs face à des enjeux controversés : Discussion

Pourquoi l’opinion publique ne doit pas décider de tout

Daniel Weinstock, Josée Legault et Christian Bourque au micro de Stéphan Bureau.
Daniel Weinstock, Josée Legault et Christian BourquePHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 28 juin 2018

Peine de mort, avortement, aide médicale à mourir... Il vaut mieux laisser les élites politiques et juridiques décider de l'issue de ces sujets au Canada, selon le philosophe Daniel Weinstock, la politologue Josée Legault et le vice-président de la firme Léger, Christian Bourque. Ils discutent avec Stéphan Bureau de la difficulté de cerner l'avis de la population sur ces questions, et de distinguer l'opinion individuelle de l'intérêt collectif.

Daniel Weinstock

« On paie nos politiciens pour faire quelque chose que le commun des mortels ne fait pas, c’est-à-dire de lire des études, de réfléchir à des questions plus longtemps qu’une personne qui a un autre boulot n’a le temps de le faire. On pourrait penser, par exemple, que la peine de mort aurait un effet dissuasif. […] Or, quand on lit des études, on se rend compte que la peine de mort, là où on la pratique, n’a aucun effet dissuasif. »

Josée Legault

« Premièrement, le peuple, c’est quoi? On va prendre la totalité d’une population, mais à l’intérieur de cette population, il y a des individus, il y a des groupes de pression, il y a des lobbys, il y a des partis politiques, il y a des tribunaux… C’est complexe. Moi, le concept du peuple, j’ai beaucoup de difficulté avec ça, en démocratie. Bien sûr que les gens à l’intérieur de ce peuple-là ont le droit de se prononcer. »

Christian Bourque

« Si on prend l’avortement ou le cas de la peine de mort, il y a une espèce de consensus des élites – je n’aime pas utiliser ce terme-là – de dire : "On est mieux de garder le couvercle sur la marmite", parce qu’on sait que ce sont des [questions] qui divisent les gens beaucoup plus qu’elles ne les rapprochent. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de consensus sur ces questions-là au Canada. Il y a des divergences régionales importantes selon le degré de religiosité des individus. »