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Les grandes rivalités de l'histoire du tennis : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 27 juin 2018

Les grandes rivalités de l'histoire du tennis : Discussion

Le respect derrière les grandes rivalités de l’histoire du tennis

Le Tchèque Ivan Lendl et l'Américain John McEnroe lors du Tournoi Roland-Garros, le 1er juin 1984.
Ivan Lendl et John McEnroe au Tournoi Roland-Garros en 1984PHOTO : Getty Images / Steve Powell
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 27 juin 2018

Martina Navratilova et Christine Evert, Ivan Lendl et John McEnroe, Steffi Graf et Gabriela Sabatini... Ces duels mythiques ont tenu les mordus du tennis en haleine et marqué l'évolution de ce sport. À l'approche du tournoi de Wimbledon, le vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre, l'entraîneuse Séverine Tamborero et l'animateur François Lemay décrivent à Stéphan Bureau comment les grands joueurs de tennis sont façonnés par leurs adversaires.

François Lemay décrit la rencontre historique entre John McEnroe et Ivan Lendl à Roland-Garros, en 1984 : « McEnroe l’arrogant, qui se chicane avec tout le monde – avec la balle, avec sa raquette, avec les arbitres, avec la foule… Il est numéro un, il est inatteignable à ce moment-là. Lendl, c’est l’éternel perdant. Il ne gagne jamais. Il n’a encore jamais gagné un tournoi du Grand Chelem. […] Il se dit : "Est-ce que je vais gagner? Je pense que oui." Mais tout le monde s’attend à ce que McEnroe le sorte du terrain. [Lendl] va perdre les 2 premières manches, tout simplement. On se dit : "C’est fini." Et là, il remonte, il grappille. McEnroe se met à douter. Il finit par perdre. Lendl finit par gagner son premier grand tournoi. McEnroe, aujourd’hui, parle encore de ce match en disant : "Toutes les fois qu’on m’invite à Roland-Garros, […] j’ai mal au ventre." C’est un des plus grands matchs, je dirais, de l’histoire du tennis moderne. »

Au maximum

« Ils n’ont pas les mêmes armes, mais lorsqu’ils arrivent dans les grands matchs […], ils sont au maximum de leurs capacités, souligne Eugène Lapierre à propos de ces grands affrontements. On les voit à leur meilleur. Ce qui m’impressionne là-dedans, c’est que [ces] gars et ces filles finissent par s’apprécier. C’est intéressant de les voir, à la conclusion du match, se serrer la main, même s’enlacer, et se dire : "T’as joué un super bon match, on se reprendra la prochaine fois." »

Fausses perceptions

« On avait la perception, surtout chez les filles, qu’elles ne se parlaient pas, qu’elles ne s’aimaient pas, qu’aucune amitié ne pouvait se [créer] – c’était peut-être un préjugé sur le sport féminin –, mais on a vu des amitiés entre [Caroline] Wozniacki et Serena Williams, indique Séverine Tamborero. Des femmes s’embrassent à la fin d’un match pour dire : "Bravo, quelle bataille!" Oui, on a peur, […] mais quand on joue et que la meilleure ou le meilleur a gagné, il y a un respect qui est là. »