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Le jeûne intermittent : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mardi 27 février 2018

Le jeûne intermittent : Discussion

Les pièges et les bienfaits du jeûne intermittent

Anouk Mahiout, Daniel Jodoin, Marianne Desautels-Marissal et Bernard Lavallée au micro de Catherine Perrin
Anouk Mahiout, Daniel Jodoin, Marianne Desautels-Marissal et Bernard LavalléePHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 27 février 2018

« Je me lève vers 5 h, j'ai le temps de m'entraîner, je pars au travail et, vers 10 h, je peux commencer à manger. » Par désir de perdre du poids, d'améliorer leur santé ou par curiosité, certaines personnes cessent de manger tôt le soir et ne recommencent qu'à une heure avancée le lendemain. Deux adeptes du jeûne intermittent, Anouk Mahiout et Daniel Jodoin, parlent à Catherine Perrin des bienfaits qu'ils retirent de cette pratique. Le nutritionniste Bernard Lavallée et la journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal relèvent le manque de données quant aux bienfaits du jeûne chez l'humain.

« À la base, je suis quelqu’un d’assez curieux. J’aimer essayer toutes sortes [de choses], de disciplines, comme ça. Pour moi, c’était vraiment un essai, pour voir comment mon corps réagirait. Il réagit très bien », souligne Daniel Jodoin. Il dit avoir perdu du poids depuis qu’il a adopté cette méthode. « J’ai beaucoup plus d’énergie, beaucoup plus de concentration, je pense moins à attendre le lunch, et quand il arrive, j’ai faim. »

Comme faire le ménage
Anouk Mahiout arrête de manger vers 19 h le soir, puis recommence le lendemain entre 11 h et 13 h. « Ça m’a attirée parce que je trouvais que ça semblait facile, raconte-t-elle. C’était comme le prolongement d’une inclination naturelle que j’avais déjà : je n’ai pas beaucoup d’appétit le matin en me levant. Je m’intéresse à ces choses-là depuis longtemps. Il y avait quelque chose d’intuitif dans [l’idée] de faire comme une espèce de ménage. »

« C’est sûr qu’au début, on se sent un peu flottant, un peu à côté de ses pompes », reconnaît-elle.

Gare à la dénutrition
Marianne Desautels-Marissal comprend l’attrait du jeûne : il force le corps à aller puiser dans les réserves de graisse, procure parfois des effets euphorisants et n’entraînerait pas les changements au métabolisme propres aux régimes. « Ça fait des décennies qu’on connaît la restriction calorique. On a testé ça chez des animaux et on a vu que c’est le seul moyen connu de prolonger l’espérance de vie, de réduire les taux de cancer [et] d’effectuer une espèce de renouvellement cellulaire », dit-elle.

Elle précise toutefois que trop d’inconnus subsistent quant à ses effets chez les humains. « Ça dépend à quel point le jeûne est prolongé. Il y a des risques de dénutrition, prévient-elle. C’est très difficile de parler du jeûne parce qu’il y a plein de variantes. »

Écouter les signaux
Même son de cloche de la part de Bernard Lavallée. « N’importe quel type de règle externe […] va un peu à [l’encontre] de ce qu’on préconise, indique-t-il. Ce qu’on recommande, c’est plus d’écouter nos signaux internes. Notre corps a des mécanismes pour nous dire quand on a faim, quand on n’a plus faim. Dans un monde idéal, tout le monde serait à l’écoute de ces signaux internes. Le problème est que beaucoup de gens sont déconnectés de leurs signaux internes. »