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Médium large, ICI Première.
Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 23 août 2017

De propriétaire à locataire : Discussion

Être locataire : moins cher, plus simple et plus flexible

Publié le 23 août 2017
Ginette Desrochers, Gilles Lapointe, Barbara-Judith Caron et Steve Proulx au micro de Catherine Perrin
De gauche à droite et de haut en bas : Ginette Desrochers, Gilles Lapointe, Barbara-Judith Caron et Steve ProulxPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande

Parce qu'ils trouvent ce qu'ils cherchent à moindre coût sur le marché locatif, parce que la vie de propriétaire leur paraît trop chère et trop compliquée ou parce qu'ils aiment pouvoir changer de port d'attache, certaines personnes décident de louer un logement plutôt que d'acheter. Quatre locataires qui s'assument, Steve Proulx, Ginette Desrochers, Gilles Lapointe et Barbara-Judith Caron, expliquent à Catherine Perrin pourquoi ils préfèrent éviter les soucis de la vie de propriétaire.

« La vie est encore aussi belle, sinon plus que lorsqu’on avait une maison. »

—  Gilles Lapointe

« Ce n’est pas vrai que c’est toujours un bon investissement d’être propriétaire, déclare Barbara-Judith Caron. C’est vraiment au cas par cas. Oui, peut-être dans le cas d’un "plex", peut-être dans le cas d’une maison unifamiliale. Encore faut-il savoir dans quel quartier, s’il y a beaucoup de rénovations à faire… Dans le cas d’un condominium, quand je me suis mise à faire les calculs, je me suis dit : "Ce n’est pas du tout intéressant!" […] Il y a plusieurs frais qu’on ne récupère pas. »

L’expérience d’abord
« C’est sûr que si on avait acheté une maison quand on était jeunes, à 25, 30 ans, et si on avait fini de la payer aujourd’hui, on aurait un beaucoup plus gros coussin [de retraite] », constate Ginette Desrochers. Gilles, son conjoint, et elle sont redevenus locataires il y a 7 ans, après avoir été propriétaires 10 ans. « Par contre, on a vécu toutes sortes d’expériences fort intéressantes. On a découvert ce que c’était de vivre à la campagne, de vivre en condo, de vivre en appartement… Là, on découvre des quartiers de Montréal. […] C’est fascinant. On est comme des enfants. »

« On a un sentiment de liberté, convient Gilles. Au fond, nous, notre vie, c’est souvent en-dehors de la maison. On se promène, on voyage, on explore… On "tripe" autant. »

Adieu les imprévus
« J’ai fait le choix de simplifier un peu ma vie et de me trouver un logement beaucoup plus près de mon travail, beaucoup plus près de l’école de mes enfants. Ça me manquait », dit Steve Proulx, qui a déjà possédé trois maisons. « Je vois le coût de mon loyer, je mets ça sur une ligne dans mon budget et ça finit là. Quand on a une maison, on a une hypothèque, on a toutes les réparations qui sont difficiles à budgéter… »

Selon lui, il est faux de croire qu’on se sent davantage chez soi dans une propriété. « Tout ça se passe entre les deux oreilles. On peut se sentir chez soi même si physiquement, on n’a pas un papier de la banque qui dit que ça nous appartient vraiment. Je me sens chez moi quand j’entre dans mon appartement. »