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Trouble de la personnalité limite : l’instabilité extrême au quotidien

Dr Pierre David, Julie Ferland et Catherine Dupré au micro de Stéphan Bureau
Dr Pierre David, Julie Ferland et Catherine DupréPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Publié le 18 juillet 2017

Impulsivité, abus de substances, colère, boulimie, difficulté à gérer l'argent, automutilation, tendances suicidaires, peur et confusion quant à sa propre identité... C'est le lot des gens qui souffrent d'un trouble de la personnalité limite (TPL). Le Dr Pierre David, psychiatre, Julie Ferland, infirmière, et Catherine Dupré, qui souffre d'un trouble de la personnalité limite, expliquent à Stéphan Bureau pourquoi il s'agit d'une condition mal aimée par le système de santé.

Le TPL se distingue du trouble bipolaire par la grande rapidité avec laquelle surviennent les changements d’humeur.

Extraterrestre
« Je me sentais un peu comme une extraterrestre. Je ne gérais pas les choses de la même façon que les autres, raconte Catherine Dupré. Mes émotions étaient très, très mal gérées. Je pouvais être très calme et l’instant d’après, exploser dans une colère ou une peine extrême. »

« Une journée, je pouvais m’aimer, le lendemain, j’étais la moindre des personnes. J’avais beaucoup de colère, mais aussi beaucoup de difficulté dans mes relations avec les gens », dit-elle également.

Décodage difficile
Le Dr Pierre David souligne que pour les gens souffrant d’un TPL, il est extrêmement ardu de décoder ses propres émotions, de reconnaître le déclencheur et de prendre du recul. « Ils ont, au départ, beaucoup de difficulté à identifier leurs vulnérabilités, les "stresseurs", les éléments causals. Alors, ils peuvent se retrouver dans des contextes relationnels où il y a des choses qui les déclenchent, mais eux-mêmes ne les comprennent pas. »

La thérapie, source d’espoir
Julie Ferland précise que le travail d’équipe est essentiel pour qu’une thérapie soit efficace. « Il faut que ce soit assez dynamique, indique-t-elle. Il y a quand même des ingrédients essentiels : la motivation, entre autres, est extrêmement importante, l’assiduité dans le traitement, l’authenticité, la participation… Ce sont des ingrédients très utiles pour viser le rétablissement. »

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