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Faire le ramadan quand on est un jeune musulman au Québec

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 7 juin 2017

Faire le ramadan quand on est un jeune musulman au Québec

Pratiquer le ramadan quand on est jeune musulman au Québec : Entrevue

Asmaa Ibnouzahir et Hannène Mankour au micro de Catherine Perrin
Asmaa Ibnouzahir et Hannène MankourPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 7 juin 2017

Ce mois sacré, durant lequel il est interdit de manger, de boire, de fumer ou d'avoir des relations sexuelles de l'aube au coucher du soleil, est pour eux une occasion d'introspection et de rassemblement. Attachés à ce rituel par croyance ou par tradition, ils le voient comme un choix et non une obligation. L'étudiante Hannène Mankour, l'humoriste Reda Saoui, l'auteure Asmaa Ibnouzahir et le rappeur Webster expliquent à Catherine Perrin pourquoi ils aiment le ramadan.

« C’est un peu comme un cours de zumba, dit Hannène Mankour. Quand on est nombreux à faire de la zumba, on sent que ça passe beaucoup plus vite et on beaucoup plus de fun. […] Quand tout le monde autour de soi jeûne, même si on ne voit pas les autres, ça crée vraiment une belle ambiance. »

Pèlerinage
« Le ramadan, c’est un pèlerinage », affirme Reda Saoui, selon qui le rituel permet de réapprendre à apprécier le plaisir de manger. « Le but, c’est de penser aux pauvres, d’avoir cette empathie envers les pauvres. […] C’est un lieu de rencontre où on se retrouve tous. C’est ce que j’adore du ramadan : on est tous ensemble, on est en paix, on se respecte mutuellement. »

Faire le ménage
« C’est vraiment un mois qui me permet de faire le ménage sur le plan de la nourriture, de la gestion de ce qui entre dans mon corps. [… ] Plus ça avance, plus le corps s’habitue, déclare Asmaa Ibnouzahir. Le jeûne, c’est vraiment une pratique individuelle. Ça doit demeurer un choix. Il y a la composante collective, où on est encouragés à partager le repas [de bris de jeûne, l’iftar] avec le plus grand nombre de personnes. »

Prendre le temps
« À Québec, il n’y a pas beaucoup de gens dans mon entourage qui font [le ramadan]. Il n’y a vraiment qu’avec mon père [que je peux le faire], indique Webster. Ça permet de passer du temps avec mon père. Chaque jour où je suis disponible, je vais couper le jeûne avec lui. Ça permet de prendre le temps d’échanger. Ma mère ne fait pas le ramadan, mais elle passe du temps avec nous. Il y a cet aspect collectif, de prendre le temps de parler, d’échanger, et de passer cette épreuve ensemble. »