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Le design dans les restaurants : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du jeudi 14 février 2019

Le design dans les restaurants : Discussion

Les décorateurs de restaurants, héros oubliés des repas réussis

Zébulon Perron, Amlyne Phillips et Jean De Lessard au micro de Catherine Perrin.
Zébulon Perron, Amlyne Phillips et Jean De LessardPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 14 février 2019

Ils ont étudié l'architecture, l'art ou le design, mais ont choisi de prêter leurs talents aux salles à manger de restaurants pour rehausser l'expérience des clients. Zébulon Perron, Jean De Lessard et Amlyne Phillips parlent à Catherine Perrin de l'importance de créer une forte impression, mais aussi de se méfier des tendances du moment et d'imaginer leurs créations dans 5, 10 ou 15 ans.

Connu pour son travail dans des établissements montréalais comme Un Po’ Di Piu (Nouvelle fenêtre), Montréal Plaza (Nouvelle fenêtre), Café Parvis (Nouvelle fenêtre) et Impasto (Nouvelle fenêtre), Zébulon Perron note que les restaurateurs sont désormais plus enclins à investir dans la décoration. « Dans un milieu très compétitif comme celui de Montréal, il faut avoir toutes les chances de son côté », dit-il.

« On contrôle vraiment l’expérience totale, poursuit-il. Ce que les gens touchent, la lumière… À partir d’une intention, on peut bâtir quelque chose. L’architecture est un métier pas facile où beaucoup choses vont contraindre ce qu’on peut faire, alors qu’à cette échelle-là, on a plus de liberté. »

Gros coûts, grands espoirs

« J’ai une clientèle très audacieuse », affirme Jean De Lessard, responsable de l’allure d’endroits comme The Standard (Nouvelle fenêtre), le bar Ganadara (Nouvelle fenêtre) et Kinoya Izakaya (Nouvelle fenêtre). « Ils veulent être connus. […] Installer une cuisine commerciale, c’est minimum 100 000 $, une hotte de ventilation, c’est minimum 20 000 $. C’est ce genre de coût là qu’ils essaient d’absorber. On essaie d’aller chercher le retour sur l’investissement assez rapidement, parce qu’on sait que la rotation des cafés, des bars et des restaurants est assez rapide. »

Pour lui, les réseaux sociaux ont certainement changé la donne.

« Les clients me disent : "Je veux un espace où les clients se prennent en photo." »

— Une citation de  Jean De Lessard

La créativité au menu

Amlyne Phillips est la plus jeune du trio, mais elle a déjà à son actif la décoration du Parloir (Nouvelle fenêtre), du Café Bazini, de Kozu, de Kampaï Garden (Nouvelle fenêtre) et de Jatoba (Nouvelle fenêtre). Dès l’enfance, elle montrait des prédispositions : « Mes maisons de poupées, c’est moi qui les faisais. Je faisais mes plans moi-même, les meubles, les couleurs… tout », indique-t-elle.

Voici comment elle décrit sa signature : « Je dirais que c’est chic; féminin, mais éclectique, parce que j’aime beaucoup l’histoire, mais j’aime aussi beaucoup la base de l’architecture, ce qui est très linéaire. J’aime l’équilibre [entre ce qui est] éclectique et moderne. »