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Discussion autour de la santé mentale

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 30 janvier 2019

Discussion autour de la santé mentale

Pourquoi il faut encore parler de santé mentale

Lysa-Marie Hontoy, Stefie Shock et Manon Charbonneau au micro de Catherine Perrin.
Lysa-Marie Hontoy, Stefie Shock et Manon CharbonneauPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 30 janvier 2019

Le chanteur Stefie Shock, la psychiatre Manon Charbonneau et l'étudiante en psychologie Lysa-Marie Hontoy ont tous les trois souffert de problèmes de santé mentale. À l'occasion de la journée Bell cause pour la cause, ils expliquent à Catherine Perrin comment le silence a empiré leur condition, dénoncent le manque de volonté politique pour répondre aux problèmes de santé mentale, et parlent de l'importance de s'attarder aux différents aspects de ce qui peut faire souffrir, de la discrimination à la recherche en passant par le milieu de travail.

« Pendant plus de 20 ans, on m’a demandé de me taire », déclare Manon Charbonneau, qui a pourtant dirigé l’Association canadienne des psychiatres. « J’ai fait mon premier épisode dépressif alors que j’étais résidente en psychiatrie. Après mon rétablissement, à mon retour, […] on m’a dit : "C’est préférable que tu n’en parles pas, que tu n’en parles plus jamais, parce que ça peut influencer négativement ta carrière." »

Silence et raccourcis

Stefie Shock, lui, a souffert d’anxiété de 1992 à 2003 dans le silence le plus total. « Il y a eu les deux premières années, où j’étais dans le noir complet avec mes attaques de panique quotidiennes, à ne pas être capable de fonctionner, ou à peu près, raconte-t-il. Après ça, j’ai trouvé par moi-même des voies d’évitement aux attaques de panique. Au bout de 5 ans, peut-être, je me suis décidé à aller avoir mon médecin de famille, pour me faire dire, finalement, que c’était mes nerfs. Dans ce temps-là, on prenait des raccourcis. […] C’est encore des années plus tard, quand j’ai vu mon nouveau médecin de famille et qu’il a commencé à me parler de médication, que j’ai commencé à comprendre un peu ce qui se passait. »

Briser la honte

Avec Humain avant tout (Nouvelle fenêtre), une page Facebook alimentée par des photos et des témoignages de gens vivant avec des problèmes de santé mentale, Lysa-Marie Hontoy souhaite normaliser la souffrance psychologique, lutter contre la stigmatisation et donner espoir aux gens qui vivent avec de tels problèmes.

Elle a elle-même connu l’anxiété à l’adolescence. « Je ressentais une solitude importante, se souvient-elle. J’ai commencé à aller mieux quand j’ai décidé d’en parler et d’entreprendre une psychothérapie. Ensuite, j’ai commencé un doctorat en psychologie, […] et, à l’occasion de mes stages, j’ai été en contact avec des gens qui se sentaient très seuls et qui avaient très honte d’avoir une maladie mentale. De là, l’idée de créer un projet social pour réduire les tabous autour de la santé mentale a commencé à germer. »