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Entrevue avec Richard Desjardins : Réédition de Boomtown Café

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 9 mai 2018

Entrevue avec Richard Desjardins : Réédition de Boomtown Café

Boomtown Café : les premiers pas de Richard Desjardins déterrés

Richard Desjardins au micro de Catherine Perrin.
Richard DesjardinsPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 9 mai 2018

Avant de révolutionner la chanson québécoise en solo, l'auteur-compositeur-interprète écumait les bars du nord du Québec avec son « orchestre », Abbittibbi. C'est cette période que représente l'album Boomtown Café, lancé en 1981, puis rapidement épuisé. À la veille d'une réédition de l'opus en version rematricée, Richard Desjardins raconte à Catherine Perrin son long parcours, depuis les cours de piano de son enfance jusqu'à l'album L'existoire, en passant par l'époque à laquelle il accompagnait des chanteuses de Rouyn-Noranda au piano.

« On cherchait désespérément un producteur pour faire un album, se souvient Richard Desjardins. En Abitibi, [notre groupe] marchait fort, il y avait des soirées extraordinaires, mais personne ne voulait sortir l’album. Un orchestre sans album, ça ne va pas loin. Finalement, on a trouvé deux productrices de [la station de radio] CKVL. Elles ont dit : "On va le faire, le disque." On l’a enregistré comme il faut, convenablement, mais quand c’est sorti, ç’a été une catastrophe. »

Élan interrompu
Le musicien en avait contre un matriçage qui ne rendait pas justice à la musique, une pochette imposée, puis une distribution fautive. L’année suivante, en 1982, le groupe s’est séparé, faute de pouvoir vivre de son art. « Il n’y a même pas eu de lancement à Montréal. Les productrices ont disparu pendant des années; on n’a même pas su combien d’exemplaires avaient été écoulés. »

Prélude au succès
Contrairement à ce qu’on dit souvent sur sa carrière, le chanteur n’a pas connu l’indigence, et le succès de Tu m’aimes-tu n’a pas été instantané. « Je n’ai jamais eu faim », dit-il, soulignant avoir senti la reconnaissance venir tranquillement après qu’il ait signé la musique du film Le party, de Pierre Falardeau. « J’approchais de la quarantaine, faque j’avais déjà tout vu ça. Je relativisais beaucoup plus. À un moment donné, tu te rends compte qu’il y a 40 personnes quand tu vas jouer à une place. L’année d’après, ça a doublé. C’était une question de temps. Ça se voyait, ça se sentait. »

Libre
Il avoue maintenant moins se préoccuper de musique. « J’aime ça, mais ça ne brûle pas comme avant », affirme-t-il, disant préférer se produire en trio et souhaiter donner dans des concerts dans des endroits où il n’est pas encore allé. « Il n’y a pas juste ça dans la vie, non plus. Je me surprends à me promener comme il y a très, très longtemps, plus libre, à penser à autre chose. »