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Le système de crédit social en Chine : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du lundi 9 avril 2018

Le système de crédit social en Chine : Discussion

Noter les citoyens chinois pour mieux les contrôler

Des Chinois voyagent dans un train bondé, le 10 février 2018.
Des Chinois voyagent dans un train bondé.PHOTO : Getty Images / Fred Dufour
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 9 avril 2018

Depuis 2014, le gouvernement chinois de Xi Jinping développe un outil administratif qualifié de « système de crédit social ». Il attribue une note aux individus en fonction d'informations numériques sur leurs actions passées, leurs comportements ou leur situation financière. Catherine Perrin et ses invités discutent de cette surveillance extrême à la Big Brother.

Avec ce système de notation, l’objectif du Parti communiste chinois est de rétablir la confiance au sein d’une société corrompue. Mais cette forme de contrôle, qui était d’abord seulement appliquée aux entreprises, entraîne des dérives. Il y a aussi un risque de manipulation des données obtenues par le gouvernement.

« Les compagnies étrangères ont une grande responsabilité dans la construction de cette architecture de surveillance en Chine. […] Il y a un mois, Apple a transféré toutes les données de ses utilisateurs chinois à une compagnie qui les rend accessibles au gouvernement. »

— Une citation de  Nicholas Bequelin, Amnistie internationale

Des contraintes réelles pour les mauvais citoyens
Garer sa voiture par infraction, mal faire son tri d’objets à récupérer, et même avoir des amis ayant des comportements sanctionnés peuvent nuire à la note sociale des Chinois. Un mauvais dossier peut empêcher un citoyen de prendre l’avion, le train ou entraîner des frais supplémentaires pour certaines transactions.

Dans un pays où les droits de la personne sont brimés, les techniques de surveillance de plus en plus pointues sèment la méfiance chez les citoyens. Alors que des millions de caméras intelligentes dotées de systèmes de reconnaissance faciale sont installées à travers toute la Chine, manifester son droit à la vie privée est difficilement envisageable.

Nos invités
Guy Saint-Jacques, ancien ambassadeur du Canada en Chine
Winston Chan, chiropraticien et entrepreneur, mentor pour les jeunes entrepreneurs (accompagnement en Chine) depuis 2011. Il est allé 10 fois en Chine depuis 7 ans.
Séverine Arsène, rédactrice générale au Asia Global Institute de l’Université de Hong Kong
Nicholas Bequelin, directeur du programme Asie de l'Est à Amnistie internationale

Winston Chan et Guy Saint-Jacques

Radio-Canada / Mathieu Arsenault