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L'apostasie : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du vendredi 30 mars 2018

L'apostasie : Discussion

Apostasie : faire une croix sur sa religion

Alain Crevier et Jean-Benoit Bédard
Alain Crevier et Jean-Benoit BédardPHOTO : Radio-Canada / Louis-André Bertrand
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 30 mars 2018

« C'était une façon de faire en sorte que la religion ne parle plus en mon nom. » Élevé comme catholique par des parents non pratiquants, Jean-Benoit Bédard est devenu un apostat, après 15 ans d'athéisme. Avec Alain Crevier, animateur de Second regard, Fabienne Couturier, une coopérante, et James Langlois, un apostat qui a trouvé la foi, il discute de sa relation avec l'Église et de la liberté de conscience.

« Du moment où je suis rentré au secondaire, j’ai commencé à me détacher de la religion. Au cégep, j’ai commencé à me définir comme athée. Cet automne, j’ai décidé de le faire pour de bon. » Pour M. Bédard, sa demande d’apostasie lui permet d’être en adéquation avec ses convictions.

Mme Couturier a bien vécu son apostasie, un processus qu’elle a entamé après l’excommunication d’une jeune survivante argentine d’un viol. Elle voit la religion comme « un empêchement à l’évolution, au progrès et à l’avancement des femmes dans la société ». Sa décision ne lui a pas causé de problèmes, sauf « des tentatives de reconversion, en Haïti surtout et en Afrique », dit-elle à la blague.

Pour Alain Crevier, « le fond de l’histoire, c’est la liberté de conscience. Elle est essentielle dans notre démocratie ». Il explique que dans plusieurs pays, l’apostasie est passible d’une peine de mort, alors que dans d’autres, le rejet de la religion par une personne mène à l'ostracisme immédiat.

Une décision réversible

À ses 18 ans, James Langlois a décidé de se faire apostasier au terme d’une crise existentielle. Six mois plus tard, il commence à s’intéresser à la religion catholique et découvre qu’il ne connaissait pas l’Église catholique. « D’abord, ç’a été plus une conversion intellectuelle. Pour moi, ce que l’Église enseignait me paressait fondé, logique et crédible, alors c’est à ce moment que j’ai décidé de la réintégrer. »